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La doctrine Donroe : l’agression de Trump contre le Venezuela s’inscrit dans un plan impérial visant à imposer l’hégémonie des États-Unis en Amérique latine

La doctrine Donroe :
l’agression de Trump
contre le Venezuela
s’inscrit dans un plan impérial
visant à imposer l’hégémonie
des États‑Unis en Amérique latine

Par Ben Norton

Une publication Geopolitical Economy Report


Article



Traduit de l’anglais par EDB () • Langue originale : anglais


Le bombardement du Venezuela par Donald Trump et l’enlèvement du président Maduro s’inscrivent dans un projet impérialiste plus vaste visant à imposer l’hégémonie des États-Unis en Amérique latine, à contrôler les ressources naturelles de la région (pétrole, gaz, minéraux critiques, terres rares) et à créer une nouvelle chaîne d’approvisionnement qui exclut la Chine.

*

Les États-Unis ont lancé une offensive tous azimuts non seulement contre le Venezuela, mais aussi contre toute l’Amérique latine — et même contre le concept de souveraineté.

Le 3 janvier, Donald Trump a ordonné à l’armée US de bombarder le Venezuela, d’enlever son président constitutionnel Nicolás Maduro et de l’envoyer à New York pour y subir un procès spectacle sur la base d’accusations à motivation politique.

La VÉRITABLE raison pour laquelle Trump a bombardé le Venezuela et kidnappé le président Maduro
[Geopolitical Economy Report, 2026-01-03]

Cette agression éhontée contre le Venezuela s’inscrit dans une offensive impérialiste étatsunienne plus large à l’échelle de toute l’Amérique latine. L’administration Trump a ouvertement invoqué la doctrine Monroe, vieille de 202 ans, et l’a actualisée pour le XXIe siècle, la baptisant fièrement « doctrine Donroe ».

En attaquant le Venezuela, l’empire US espère atteindre plusieurs objectifs :

  • Imposer l’hégémonie étatsunienne en Amérique latine (de la doctrine Monroe à la doctrine Donroe).
  • Exploiter les ressources naturelles du Venezuela (pétrole, gaz, minéraux critiques et terres rares), dans le cadre d’une tentative de construire une nouvelle chaîne d’approvisionnement dans l’hémisphère occidental.
  • Couper les liens de l’Amérique latine avec la Chine (ainsi qu’avec la Russie et l’Iran).
  • Menacer d’autres gouvernements de gauche dans la région (principalement Cuba et le Nicaragua, mais aussi le Brésil et la Colombie).
  • Détruire le projet d’intégration régionale en Amérique latine et dans les Caraïbes (au sein d’organisations comme l’ALBA1 et la CELAC2).
  • Saboter l’unité du Sud global (compte tenu du soutien du Venezuela à la Palestine, à l’Iran, aux luttes de libération africaines, etc.).

Trump embrasse la doctrine Monroe coloniale

Le plan d’ensemble de l’empire US a été clairement exposé dans la Stratégie de sécurité nationale 2025 de l’administration Trump.

Ce document montre comment les États-Unis cherchent à imposer par la force leur hégémonie sur l’ensemble de l’hémisphère occidental. Il invoque ouvertement la doctrine Monroe.

Les responsables étatsuniens ont embrassé avec enthousiasme cette doctrine coloniale qui remonte à 1823.

Quelques heures seulement après l’attaque contre le Venezuela, le compte Twitter officiel de Trump a publié une image de propagande représentant le président dominant toutes les Amériques — en partant de l’Alaska au sommet de l’Amérique du Nord, jusqu’au bas de l’Amérique du Sud en Argentine — tenant un gros bâton sur lequel on peut lire « Doctrine Donroe ».

L’image fait référence à une caricature politique de 1905 sur la doctrine Monroe. Le secrétaire à la Guerre3 des États-Unis, Pete Hegseth, l’a republiée sur son compte gouvernemental officiel.

L’empire US veut contrôler les ressources naturelles de l’Amérique latine

Le document de Stratégie de sécurité nationale de l’administration Trump souligne que l’objectif est que les entreprises étatsuniennes contrôlent toutes les ressources naturelles stratégiques de l’hémisphère occidental, y compris les minéraux critiques et les terres rares.

Ce n’est nullement un hasard si le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Bien qu’aujourd’hui les États-Unis soient le premier producteur et exportateur net de pétrole, ils dépendent encore fortement des importations de brut lourd. Une grande partie provient du Canada, mais le brut lourd vénézuélien constitue une source alternative potentielle.

Trump a été explicite sur le fait qu’il veut que les entreprises étatsuniennes prennent le contrôle de l’industrie pétrolière vénézuélienne, afin que les États-Unis puissent répondre à leurs besoins en brut lourd. (Remplacer les exportations canadiennes de brut lourd pourrait également donner à Washington un moyen de pression sur Ottawa, à un moment où Trump parle de coloniser le Canada et d’en faire le « 51e État ».)

Lors d’une conférence de presse tenue après avoir bombardé le Venezuela, Trump a affirmé que son gouvernement allait « diriger le pays ». Il a ajouté : « Nous allons faire venir nos très grandes compagnies pétrolières étatsuniennes, les plus grandes au monde, pour qu’elles investissent des milliards de dollars, réparent l’infrastructure gravement défaillante, l’infrastructure pétrolière, et commencent à faire des profits. »

« Nous sommes dans le secteur pétrolier », a-t-il insisté. « Nous allons extraire du sol une quantité considérable de richesses. »

Minéraux critiques : une nouvelle chaîne d’approvisionnement sous contrôle étatsunien et qui exclut la Chine

En plus des énormes réserves de pétrole et de gaz naturel, le Venezuela possède également d’importants gisements d’or, de minéraux critiques et de terres rares.

Le gouvernement des États-Unis a clairement indiqué qu’il souhaite créer une nouvelle chaîne d’approvisionnement dans l’hémisphère occidental qui exclut la Chine, afin de se préparer à un futur conflit avec Pékin. Il espère pouvoir utiliser les minéraux critiques et les terres rares d’Amérique latine pour y parvenir.

Rapport final du groupe de travail sur la politique des minéraux critiques
[U.S. House of Representatives / The Select Committee on the Chinese Communist Party]

C’est aussi une des principales raisons pour lesquelles Trump veut coloniser et piller le Groenland, qui possède 25 des 30 matériaux considérés comme « critiques » par l’Union européenne.

Dans la Stratégie de sécurité nationale 2025, l’administration Trump a affirmé que les entreprises étatsuniennes devaient contrôler « l’infrastructure énergétique » et « l’accès aux minéraux critiques » de l’Amérique latine. Le gouvernement a écrit qu’il « renforce les chaînes d’approvisionnement critiques dans cet hémisphère », afin de « réduire les dépendances » et « l’influence extérieure préjudiciable » — une référence évidente à la Chine.

La Chine domine la chaîne d'approvisionnement mondiale en minéraux critiques. Ce n’est pas seulement l’administration Trump, mais aussi celle de Joe Biden qui a cherché à changer cela en créant une nouvelle chaîne d’approvisionnement contrôlée par les États-Unis.

La Chine en tête de la production de minéraux critiques
Principaux pays en termes de part dans le traitement mondial de certains minéraux critiques en 2023 (en pourcentage)
[Statista]

Les responsables les plus lucides de l’administration Trump ont reconnu que la plupart des activités manufacturières ne reviendront pas réellement aux États-Unis (où le nombre d’emplois manufacturiers n’a cessé de diminuer depuis des décennies, même sous Trump), et ont donc admis dans la Stratégie de sécurité nationale qu’ils voulaient « délocaliser à proximité » vers l’Amérique latine. Les entreprises étatsuniennes aimeraient exploiter les travailleurs latino-américains faiblement rémunérés pour fabriquer leurs produits, en excluant la Chine.

C’est également la raison pour laquelle une nouvelle chaîne d’approvisionnement dominée par les États-Unis dans l’hémisphère occidental est souhaitée : non seulement parce que le complexe militaro-industriel US doit retirer la Chine de la chaîne d’approvisionnement des armes qu’il fabrique en vue d’une éventuelle guerre avec ce pays, mais aussi parce que Washington cherche à se découpler économiquement de la Chine et pense que l’Amérique latine peut l’y aider.

Colonialisme flagrant : Trump déclare que les États-Unis vont « diriger » le Venezuela et s’emparer de son pétrole
[Geopolitical Economy Report, 2026-01-04]

Les infrastructures stratégiques de l’Amérique latine

De plus, l’empire US cherche à contrôler toutes les infrastructures stratégiques en Amérique latine.

La Stratégie de sécurité nationale 2025 indique que Washington va « identifier les points et ressources stratégiques dans l’hémisphère occidental », et ajoute : « Le gouvernement des États-Unis identifiera les opportunités d’acquisition et d’investissement stratégiques pour les entreprises étatsuniennes dans la région. »

L’administration Trump menace ouvertement les pays d’Amérique latine pour forcer la Chine à vendre tous les investissements qu’elle détient dans les projets d’infrastructure régionaux.

Le gouvernement des États-Unis a déjà réussi à ordonner au Panama de faire pression sur l’entreprise hongkongaise CK Hutchison Holdings, propriétaire des ports entourant le canal de Panama, afin qu’elle les vende au géant de Wall Street, BlackRock.

Il est probable que les États-Unis ciblent également le port de Chancay au Pérou, l’un des plus importants de la région et qui a été construit par la Chine. Le conseiller de Trump pour l’Amérique latine, Mauricio Claver-Carone, a suggéré : « Tout produit transitant par Chancay ou tout port possédé ou contrôlé par la Chine dans la région devrait être soumis à un tarif douanier de 60 %. »

Il y a même eu des discussions à Washington sur d’éventuelles mesures visant à forcer les gouvernements latino-américains à imposer des restrictions sur les investissements chinois dans la région.

L’intervention des États-Unis en Amérique latine dans la seconde guerre froide

La Stratégie de sécurité nationale 2025 a montré à quel point l’administration Trump est obsédée à l’idée de limiter les liens de la Chine avec les pays d’Amérique latine. C’est la seconde guerre froide.

Lors de son premier voyage à l’étranger en tant que secrétaire d’État, Marco Rubio s’est rendu au Panama, où il a forcé cette nation d’Amérique centrale à se retirer de l’Initiative « la Ceinture et la Route » (Belt and Road Initiative / BRI) de la Chine. L’administration Trump intensifie considérablement la pression sur d’autres pays de la région pour qu’ils se retirent de la BRI.

De même, Trump s’est ouvertement immiscé dans l’élection du Honduras de 2025 et a soutenu un coup d’État électoral. (Il a également gracié et libéré de prison l’un des pires trafiquants de drogue au monde, l’ancien dictateur de droite du Honduras soutenu par les États-Unis, Juan Orlando Hernández — ce qui prouve bien que l’administration Trump ne se soucie pas vraiment du trafic de drogue, mais l’utilise simplement comme prétexte cynique pour attaquer et déstabiliser les gouvernements indépendants de la région.)

L’allié de droite de Trump qui dirigera désormais le Honduras en faveur des États-Unis, l’oligarque Nasry « Tito » Asfura, s’est engagé à rompre formellement les relations diplomatiques avec la République populaire de Chine et à reconnaître les séparatistes taïwanais.

Les États-Unis veulent également utiliser le Honduras comme base d’opérations pour des attaques contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua voisin.

Après avoir bombardé et occupé le Venezuela, Trump et Marco Rubio espèrent mener des guerres impérialistes de changement de régime similaires à Cuba et au Nicaragua. Rubio a consacré toute sa carrière au renversement des révolutions socialistes de ces deux pays. Il s’agit d’une croisade politique pour lui.

En fait, lors de la conférence de presse donnée après le bombardement du Venezuela et l’enlèvement du président Maduro, ils ont ouvertement menacé Cuba et le président de gauche colombien Gustavo Petro.

L’objectif de l’administration Trump est simple : imposer des régimes fantoches de droite alignés sur les États-Unis dans tous les pays d’Amérique latine, qui serviront docilement les intérêts de Washington et de Wall Street, et vendront leurs actifs4 aux investisseurs étatsuniens.

L’équilibre politique en Amérique latine (janvier 2026)
Gouvernement de droite, pro-US
Gouvernement centriste
Gouvernement de centre-gauche
Gouvernement socialiste, anti-impérialiste

Deux élections importantes auront lieu en 2026 dans des pays dotés de gouvernements de gauche : le Brésil (en octobre) et la Colombie (en mai). Il est certain que l’administration Trump fera de l’ingérence pour tenter de porter au pouvoir des alliés de droite serviles (à l’image de Javier Milei en Argentine).

Trump a également menacé de bombarder le Mexique, qui a un gouvernement indépendant et non aligné dirigé par la présidente de gauche Claudia Sheinbaum (qui est l’une des dirigeantes les plus populaires au monde, avec un taux d’approbation constant d’environ 74 %).

Le Mexique s’est fermement opposé à ces menaces étatsuniennes, affirmant qu’elles constitueraient une attaque contre sa souveraineté. Mais, comme l’a démontré la guerre de Trump contre le Venezuela, l’empire US se moque éperdument de la souveraineté.

De la doctrine Monroe à la doctrine Donroe : la Stratégie de sécurité nationale 2025

Pour mieux comprendre le projet de l’empire US pour l’Amérique latine, il est important d’examiner en détail la Stratégie de sécurité nationale (National Security Strategy / NSS) de novembre 2025.

Ce document produit par l’administration Trump identifie l’hémisphère occidental comme la région la plus importante pour la politique étrangère étatsunienne. Il déclare vouloir une région qui « reste à l’abri de toute incursion étrangère hostile ou de toute mainmise sur des actifs clés, et qui soutienne les chaînes d’approvisionnement critiques » — une région dans laquelle les États-Unis « continuent d’avoir accès aux emplacements stratégiques clés ».

La NSS a déclaré sans ambiguïté que les « États-Unis réaffirmeront et feront respecter la doctrine Monroe pour restaurer la prééminence des États-Unis dans l’hémisphère occidental ».

Stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique — Novembre 2025
[The White House / NSS 2025]

Lors de la conférence de presse donnée quelques heures après avoir bombardé le Venezuela et enlevé le président Maduro, Trump a repris cette rhétorique. Faisant l’éloge de la doctrine Monroe, il a déclaré : « Nous l’avons largement dépassée, vraiment largement. Ils l’appellent maintenant la doctrine Donroe. » Il a ajouté : « Nous réaffirmons la puissance des États-Unis d’une manière très forte dans notre propre région [dans notre zone d’influence naturelle (NdT)]. »

Dans la NSS 2025, l’administration Trump s’est engagée à « refuser aux concurrents extérieurs à l’hémisphère la capacité de positionner des forces ou d’autres capacités menaçantes, ou de posséder ou de contrôler des actifs stratégiquement vitaux, dans notre hémisphère ». C’est une référence évidente à la Chine.

Le document a rendu aussi clair que le jour ce que Washington recherche : l’hégémonie. Il déclare :

« Les États-Unis doivent occuper une position prééminente dans l’hémisphère occidental, condition à notre sécurité et à notre prospérité — une condition qui nous permet de nous affirmer avec confiance dans la région, où et quand nous en avons besoin. Les termes de nos alliances et les conditions auxquelles nous fournissons toute forme d’aide doivent être subordonnés à la réduction de l’influence hostile extérieure — du contrôle des installations militaires, des ports et des infrastructures clés à l’achat d’actifs stratégiques au sens large. »

L’administration Trump n’a même pas essayé de dissimuler le fait qu’elle ne se soucie pas de la souveraineté des pays d’Amérique latine, et qu’elle est plus que disposée à la violer : « Nous voulons que les autres nations nous voient comme leur partenaire de premier choix, et nous découragerons (par divers moyens) leur collaboration avec d’autres. »

Le document a articulé une division manichéenne du monde, de type guerre froide : « Le choix auquel tous les pays devraient être confrontés est de savoir s’ils veulent vivre dans un monde dirigé par l’Amérique et fait de pays souverains et d’économies libres, ou dans un autre qui est parallèle et où ils sont influencés par des pays de l’autre côté du monde. »

Le « corollaire Trump » à la doctrine Monroe

La Stratégie de sécurité nationale 2025 affirme que l’empire US « affirmera et fera respecter un “corollaire Trump” à la doctrine Monroe ».

Il s’agit d’une référence au « corollaire Roosevelt » proposé par l’ultra-impérialiste Theodore « Teddy » Roosevelt dans son discours de 1904 sur l’état de l’Union, où il a déclaré ce qui suit :

« Des agissements répréhensibles chroniques, ou une impuissance qui se traduit par un relâchement général des liens de la société civilisée, peuvent en Amérique, comme ailleurs, nécessiter en fin de compte l’intervention d’une nation civilisée, et dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la doctrine Monroe peut forcer les États-Unis, aussi réticents soient-ils, dans des cas flagrants de tels agissements répréhensibles ou d’impuissance, à exercer un pouvoir de police international. […] Nos intérêts et ceux de nos voisins du sud sont en réalité identiques. Ils ont de grandes richesses naturelles, et si à l’intérieur de leurs frontières le règne du droit et de la justice prévaut, la prospérité leur est assurée.

[…]

En affirmant la doctrine Monroe, en prenant les mesures que nous avons prises concernant Cuba, le Venezuela et le Panama, et en nous efforçant de circonscrire le théâtre de la guerre en Extrême-Orient et garantir [la doctrine de] la porte ouverte en Chine, nous avons agi dans notre propre intérêt ainsi que dans l’intérêt de l’humanité en général. »

Ce qui est frappant, c’est que les cibles de l’agression impérialiste de Teddy Roosevelt en 1904 — la Chine, le Venezuela, Cuba et le Panama — figurent parmi celles de Washington, encore aujourd’hui.

Trump a ressuscité la doctrine impérialiste du « gros bâton » de Teddy Roosevelt et la diplomatie de la canonnière. Avec son « corollaire Trump », le gouvernement des États-Unis déclare qu’il estime avoir le droit d’intervenir militairement n’importe où en Amérique latine et dans les Caraïbes, quand il le souhaite. Il s’agit d’une politique explicitement impérialiste qui cherche à nier aux nations de la région leurs droits à l’indépendance, à la souveraineté et à l’autodétermination qui sont pourtant inscrits dans le droit international et la Charte des Nations unies.

L’attaque de l’administration Trump contre le Venezuela s’inscrit dans une agression impérialiste plus large contre l’Amérique latine et, plus généralement, contre le Sud global.

La sauvagerie et la cruauté manifestes de l’empire US démontrent également à quel point la rhétorique de la « démocratie », chez les responsables politiques et commentateurs occidentaux, est puérile et ridicule lorsqu’ils accusent des pays assiégés du Sud global comme le Venezuela d’être soi-disant « autoritaires ».

Il est impossible pour les nations d’Amérique latine (et du Sud global dans son ensemble) de pratiquer la démocratie lorsque l’empire le plus puissant et le plus meurtrier du monde s’ingère constamment dans leurs élections, les attaque, leur impose des sanctions et fomente des coups d’État.

La véritable démocratie est impossible tant que l’impérialisme existe.

La « doctrine Donroe » : voici le plan néocolonial de Trump pour l’Amérique latine
(Par Ben Norton, Geopolitical Economy Report, octobre 2025)


  1. L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples (Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de Comercio de los Pueblos / ALBA - TCP) est une organisation politique, culturelle, sociale et économique pour promouvoir l’intégration des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Elle est construite sur les principes de solidarité, de complémentarité, de justice et de coopération, et place l’être humain au centre de ses principes. L’ALBA assume des positions de défense des droits de la Terre-Mère (en référence à la Pachamama) et des droits de l’homme ; pour le rétablissement de la paix et pour l’autodétermination des peuples. Elle se veut constructrice d’un nouvel ordre international multicentrique et pluripolaire. À ce titre, elle souhaite promouvoir et diffuser les coutumes, croyances et caractéristiques originelles et modernes des peuples membres de l’Alliance.

    L’ALBA (qui signifie « aube » en espagnol) est née le 14 décembre 2004 à La Havane par la déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro, en opposition à la proposition de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) promue par les États-Unis. Elle entre officiellement en vigueur le 28 avril 2005.

    Au 15 novembre 2019, l’Alliance compte dix membres : Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la Dominique, Antigua-et-Barbuda, la Bolivie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès et la Grenade (dans l’ordre d’adhésion).

    [Source : article de Wikipédia, version du 14 décembre 2025 à 19 h 21] (NdT) 

  2. La Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Comunidad de Estados Latinoamericanos y Caribeños / Comunidade de Estados Latino-Americanos e Caribenhos / CELAC) est un organisme intergouvernemental régional qui regroupe les 600 millions d’habitants des trente-trois États d’Amérique latine et des Caraïbes. Elle est créée le 23 février 2010 lors du sommet du Groupe de Rio à Playa del Carmen au Mexique.

    Sont absents de ce groupe le Canada et les États-Unis, ainsi que les territoires d’outre-mer de la France, des Pays-Bas, du Danemark et du Royaume-Uni dans les Amériques.

    [Source : article de Wikipédia, version du 8 octobre 2025 à 3 h 00] (NdT) 

  3. « Le secrétaire à la Défense de Trump, Pete Hegseth, se présente lui-même comme un “croisé”, convaincu que les États-Unis livrent une “guerre sainte” contre la Chine, la gauche et l’islam. “La Chine communiste s’effondrera”, a-t-il juré dans son livre paru en 2020, American Crusade (Croisade américaine), tout en promettant qu’“Israël et l’Amérique tisseront un lien encore plus étroit dans leur combat contre le fléau de l’islamisme et de la gauche internationale”. » (Ben Norton) (NdT) 

  4. Dans le texte original en anglais : asset (une chose, une personne, une qualité, etc. qui est utile ou précieuse, qui est un atout et procure un avantage). Dans le présent article, cela concerne surtout le pétrole, le gaz, les minéraux critiques, les terres rares… (NdT) 

 

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