Le 2 juin 1967 était une journée chargée de tension au quartier général des Forces de défense d’Israël1 à Tel-Aviv. Depuis des semaines, les généraux ont poussé le gouvernement à déclencher une guerre. Le Premier ministre israélien, Levi Eshkol, qui faisait également office de ministre de la Défense, est venu voir les généraux au centre de commandement de l’armée. Tous les généraux qui composaient le haut commandement de Tsahal étaient présents. Cette réunion est connue pour avoir été qualifiée d’épreuve de force. Des années plus tard, certains accuseront même l’armée d’une tentative de coup d’État.
La propagande anti-Pékin déchaînée aux États-Unis a conduit le chef de la diplomatie chinoise à dénoncer « certaines forces politiques américaines qui prennent en otage les relations entre la Chine et les États-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle Guerre froide ». Une saillie inhabi...
Des démocraties occidentales décomposées, au bord de l’implosion sanitaire, incapables de faire face à l’épidémie alors que nous n’en sommes qu’au début, et dont les dirigeants versatiles nous disaient en janvier qu’il n’y avait aucun problème, en février que ce n’était qu’une mauvaise grippe, et dé...
Akka, Haïfa, Tabaria sont toutes des villes avec une histoire arabe riche, et que Daher a transformées en villes prospères ; et pourtant, le souvenir de cette figure subsiste très peu à cause des énormes efforts déployés par l’État d’Israël pour contrôler le récit historique.
À la faveur de la « guerre froide », la narration consensuelle de la « grande alliance antifasciste » (1941-1945) s’effondre comme un château de cartes. Les alliés de la veille ne le sont plus, et un nouveau récit supplante l’ancien dans chacun des deux camps. Pour le monde occidental — désorma...
La main dans le sac ! Lorsque la presse chinoise a publié la photo de quatre dirigeants du mouvement de protestation hongkongais en compagnie du chef du département politique du consulat des États-Unis, on a senti comme un trou d’air dans la rhétorique anti-Pékin. Difficile, tout à coup, de nier l’intervention d’une puissance étrangère — à 15 000 kilomètres de ses frontières — dans une crise qui ne la concerne pas. Tenter d’occulter ce qui saute aux yeux est toujours un exercice de haute voltige, et l’on sait la propagande occidentale coutumière de ces acrobaties !
Chaque empire est une dictature. Aucune nation ne peut être une démocratie si elle est à la tête d’un empire ou si elle est elle-même un État vassal. De toute évidence, pour être un État vassal au sein d’un empire, la nation doit être sous tutelle du pays dont elle est une colonie.
Pour les dirigeants français, le Brexit a aussi été une aubaine. Abandonnant définitivement toute hypocrisie, ils ont multiplié les courbettes et les cadeaux au secteur financier pour attirer à Paris les traders de la City. Les banquiers et leurs lobbys s’en sont donné à cœur joie. Mais les exonérations fiscales, les dérégulations et les autres avantages offerts aux géants de Wall Street n’ont pas amené les résultats escomptés.
La City, dans son immense majorité, ne voulait pas du Brexit. Pourquoi se priver d’un accès direct au marché européen et d’une influence prépondérante sur les décisions prises à Bruxelles ? Si elle a échoué à maintenir ces privilèges, la puissante industrie financière londonienne cherche déjà à inspirer, dans la plus grande opacité, le futur accord de libre-échange entre Union européenne et Grande-Bretagne. Et en particulier à s’assurer une voix prépondérante en matière de régulation financière, grâce à des mécanismes comme la coopération réglementaire et les tribunaux d’arbitrage.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, vient juste de prononcer un discours vantant les vertus d’un média libre, louant les journalistes qui ont eu le courage de révéler, face à l’oppression tyrannique, la vérité sur les gouvernements pervers. Alors qu’il se préparait à pronon...
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