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Traduit de l’anglais par EDB () • Langue originale : anglais |
C’est une guerre contre la conscience humaine. On condamne les militants anti-génocide en les qualifiant de terroristes. On s’efforce d’expulser des experts mainstream en politique étrangère pour avoir critiqué une guerre américaine. En réalité, on punit les gens parce qu’ils ne se comportent pas comme des sociopathes.
Le Royaume-Uni a condamné quatre militants anti-génocide à plusieurs années de prison pour terrorisme, et les États-Unis s’efforcent d’expulser un analyste reconnu en politique étrangère pour avoir critiqué la guerre en Iran.
Quatre membres du groupe Palestine Action ont été condamnés vendredi à un total cumulé de 25 ans de prison pour s’être introduits en 2024 dans une usine d’armement britannique appartenant à la société israélienne Elbit Systems et pour avoir endommagé une partie de la machinerie génocidaire qui s’y trouvait. Le juge a refusé de permettre aux militants d’expliquer au jury les raisons de leur geste, et a également refusé d’informer ce même jury que les accusés risquaient des peines pour terrorisme s’ils étaient reconnus coupables.
La BBC rapporte qu’il s’agit sans doute de la première fois que quelqu’un écope, pour des dommages matériels, d’une peine pour terrorisme. Amnesty International a dénoncé cette condamnation comme étant « totalement disproportionnée » par rapport au délit.
Le Royaume-Uni avait déjà fait la une des journaux en classant de manière ridicule Palestine Action comme groupe terroriste, ce qui avait conduit à des arrestations massives de militants brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « I support Palestine Action » (« Je soutiens Palestine Action »).
Pendant ce temps, aux États-Unis, on a rapporté que l’administration Trump prenait pour cible l’analyste en politique étrangère Trita Parsi, en raison de ses critiques à l’égard de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Selon le média sioniste The Free Press, le département d’État US a ouvert une enquête sur la possibilité de révoquer la carte verte de Parsi, citoyen suédois né en Iran. The Free Press cite un responsable anonyme du département d’État qui aurait déclaré : « Nous examinons de près toute personne cherchant à nuire aux États-Unis », ce qui inclurait « celles qui soutiennent nos adversaires et dont le travail sert leurs intérêts et compromet notre sécurité ».
Il s’agit d’un élargissement significatif des efforts déployés par l’administration Trump pour étouffer toute dissidence intérieure en matière de politique étrangère. Jusqu’à présent, le département d’État ne cherchait à expulser que des étudiants universitaires inconnus, comme Mahmoud Khalil, en raison de leur opposition à l’holocauste de Gaza ; mais, Parsi est un commentateur professionnel que l’on voit régulièrement sur CNN. Il s’agit d’une escalade similaire à celle du Royaume-Uni, qui a décidé d’interdire les visas à des commentateurs mainstream comme Cenk Uygur et Hasan Piker pour avoir exprimé des critiques à l’égard d’Israël.
C’est une guerre contre la conscience humaine. On condamne les militants anti-génocide en les qualifiant de terroristes. On s’efforce d’expulser des experts mainstream en politique étrangère pour avoir critiqué une guerre américaine. En réalité, on punit les gens parce qu’ils ne se comportent pas comme des sociopathes.
C’est cette même guerre contre la conscience qui a conduit l’empire à persécuter Julian Assange, à réprimer les manifestations pro-palestiniennes sur les campus universitaires, à enquêter sur des militants pour la paix pour avoir apporté de l’aide à Cuba, et à intensifier de manière spectaculaire la répression de la liberté d’expression afin de faire taire les critiques à l’égard d’Israël.
Dans une société saine, une personne de conscience s’épanouirait tandis qu’un sociopathe serait rejeté et marginalisé. Dans la société occidentale, c’est exactement le contraire : les personnes de conscience sont envoyées en prison, et les sociopathes sont faits présidents des États-Unis.
Voilà ce qui vous arrive quand vous vivez sous un empire fondé sur des valeurs sociopathiques et animé par celles-ci. Le projet visant à dominer et à contrôler l’ensemble de la population humaine est malfaisant, car il ne peut être mené à bien que par la guerre permanente, le militarisme, la propagande, la tromperie et la tyrannie.
C’est pourquoi ceux qui disent la vérité sont qualifiés de traîtres, les manifestants contre le génocide sont qualifiés d’antisémites, et les militants pour la paix sont qualifiés de terroristes. Nous vivons dans une dystopie arriérée aux valeurs rétrogrades, où les justes sont écrasés tandis que les scélérats règnent sur le monde.
Sources :
Source de l’illustration d’en-tête : En dehors de la boîte
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