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Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN arment des unités néonazies en Ukraine, alors que les élites de la politique étrangère aspirent à une insurrection façon Afghanistan

Les États‑Unis
et leurs alliés de l’OTAN
arment des unités
néonazies en Ukraine,
alors que les élites
de la politique étrangère
aspirent à une insurrection façon Afghanistan

Par Alexander Rubinstein

Une publication The Grayzone


Article



Traduit de l’anglais par EDB () • Langue originale : anglais


Les États de l’OTAN déversent des armes en Ukraine pour attiser la violence et créer un nouvel Afghanistan au cœur de l’Europe.

*

Les médias d’entreprise des États-Unis et les partisans de la ligne dure de la politique étrangère veulent créer un nouvel Afghanistan au cœur de l’Europe en inondant l’Ukraine d’armes. L’industrie de l’armement est ravie

À la suite de demandes urgentes en armements de la part du gouvernement de l’Ukraine, au moins 32 pays ont annoncé leur intention d’expédier des milliards de dollars d’armes pour les utiliser contre les forces russes. Des preuves photographiques montrent que ce matériel a déjà fini dans les mains de paramilitaires néonazis — des unités qui ont déjà bénéficié de la formation et des armes des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.

Soulignant la nature imprudente de ces livraisons d’armes sans précédent, le pays anciennement neutre qu’est la Norvège a averti que son gouvernement ne peut « garantir que les armes [qu’il envoie en Ukraine] ne tomberont pas entre de mauvaises mains ».

Alors que les médias d’entreprise et les forums Reddit diffusent une vision tout en rose des performances de l’armée ukrainienne, quelque 20 000 combattants étrangers originaires de 52 pays ont signé pour rejoindre la toute nouvelle « Légion internationale de défense territoriale de l’Ukraine ». Mais, à présent, nombre d’entre eux fuient vers la frontière polonaise, terrifiés par les lourdes pertes subies.

Tout cela s’ajoute aux 3,8 milliards de dollars d’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine, à la formation de 55 000 soldats ukrainiens par le Canada et le Royaume-Uni, et à un programme de longue date de la CIA visant à développer une insurrection anti-russe.

Alors que les responsables occidentaux réclament une guerre longue et sanglante contre la Russie tout en se dérobant aux efforts de négociation, des voix progressistes antiguerre au Congrès, comme le représentant Ro Khanna, qui s’est une fois élevé contre le parrainage étatsunien du néonazisme en Ukraine, encouragent maintenant les transferts massifs d’armes vers Kiev.

Rep. Ro Khanna : « Merci au Consul général d’Ukraine Dmytro Kushneruk de se joindre à moi pour discuter de la nécessité de fournir un soutien militaire et une aide humanitaire à l’Ukraine. J’ai été heureux d’entendre que la Silicon Valley est le fer de lance de l’effort visant à faire pression sur Poutine. Je suis reconnaissant au Consul général pour son leadership. »

Lors de son discours, largement diffusé et soigneusement rédigé, devant le Congrès le 16 mars, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié les États-Unis pour leur « soutien massif » en termes « d’armes et de munitions, de formation et de financement ».

Il a ensuite supplié le Congrès de créer une zone d’exclusion aérienne, ce que même les hauts responsables de la Maison-Blanche ont reconnu comme un appel à la guerre conventionnelle contre la Russie.

Si une zone d’exclusion aérienne n’est pas envisagée pour l’instant, les dirigeants de l’OTAN espèrent une guerre d’usure prolongée, quelles qu’en soient les conséquences. Et les marchands d’armes s’en donnent à cœur joie, les actions des principaux fournisseurs de la défense, Lockheed Martin et Northrup Grumman, ayant bondi de 20 % au cours de la première semaine du conflit.

Comme l’a déclaré à The Grayzone l’ancien conseiller spécial du secrétaire à la Défense, le colonel Douglas Macgregor, « il semble de plus en plus que les Ukrainiens soient presque accessoires dans l’opération, en ce sens qu’ils sont là pour s’empaler sur l’armée russe et mourir en grand nombre, car le véritable objectif de toute cette affaire est la destruction de l’État russe et de Vladimir Poutine ».

Préparer le public à une guerre sans fin, faire pression pour une insurrection

David Ignatius, chroniqueur au Washington Post et fidèle voix de l’appareil du renseignement des États-Unis, a noté qu’avant même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, « les États-Unis et les alliés de l’OTAN [étaient] prêts à fournir des armes et un entraînement pour une longue lutte de résistance ».

En mars dernier, le président du Council on Foreign Relations (CFR / Conseil en relations étrangères), Richard Haas, a déclaré : « Je pense que ce que vous entendez de la part de chacun d’entre nous — et c’est un véritable changement de mentalité — nous parlons potentiellement d’une longue guerre […] Considérez cela moins comme une guerre classique. L’Afghanistan a duré deux décennies […] il pourrait s’agir là d’un autre conflit permanent, qui pourrait s’intensifier et s’atténuer, mais qui pourrait faire partie de la nouvelle normalité ».

L’option afghane a été défendue pour l’Ukraine par certaines des figures les plus importantes de l’establishment de la politique étrangère des États-Unis, et en particulier celles du côté démocrate.

« Cela ne s’est pas bien terminé pour les Russes […], mais le fait est qu’une insurrection très motivée, puis, financée et armée, a de par sa nature même chassé les Russes d’Afghanistan. Je pense que c’est le modèle vers lequel les gens se tournent maintenant », a déclaré l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton lors d’une interview accordée le 28 février à MSNBC.

Clinton s’est montrée nostalgique de la campagne d’armement et de formation des moudjahidines afghans, qui visait à entraîner l’Union soviétique dans un « bourbier vietnamien ». Si les gouvernements occidentaux peuvent « maintenir l’approvisionnement des Ukrainiens, à la fois de leurs militaires et de leurs soldats citoyens volontaires, cela peut continuer à faire obstacle à la Russie », a-t-elle ajouté.

Ensuite, Clinton a évoqué la sale guerre en Syrie, où le programme Timber Sycamore de la CIA a acheminé des armes aux soi-disant « rebelles modérés » de l’Armée syrienne libre, créant ce que l’analyste étatsunien Sam Heller a appelé « des fermes d’armes pour des factions islamistes et djihadistes plus importantes, incluant la branche syrienne d’Al-Qaïda ».

« Il a fallu des années pour finalement vaincre la Syrie au niveau des insurrections, des forces démocratiques ainsi que des autres éléments qui ont combattu les Russes, les Syriens et les Iraniens », a déclaré Clinton.

N’étant plus la voix officielle de l’establishment démocrate en matière de politique étrangère, Hillary Clinton est en mesure de parler avec plus de franchise que l’actuel secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken, des objectifs de la clique interventionniste libérale à laquelle ils appartiennent tous deux.

Lorsqu’elle a refait surface sur MSNBC le 8 mars pour une interview avec Mika Brezinski — fille de Zbigniew, l’architecte du programme d’armement des moudjahidines afghans —, Hillary Clinton a été plus explicite qu’auparavant à propos de son désir pour l’option afghane.

« Des armes défensives létales sont acheminées jusqu’en Ukraine. Ils ont besoin de plus. Je veux qu’ils en obtiennent davantage. J’ai insisté publiquement et en privé pour qu’ils en obtiennent davantage », a ajouté l’ancienne secrétaire d’État. « Il y a un effort concerté des gouvernements, en particulier des gouvernements de l’OTAN, pour fournir à la fois des armes et de l’aide. »

« Cela ne va pas se terminer rapidement », a conclu Clinton, « cela va s’éterniser ».

Lors d’une conférence de presse conjointe avec la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, Blinken a insisté sur le fait que si le président russe Vladimir Poutine tentait « d’imposer un tel régime fantoche en maintenant les forces russes en Ukraine, ce sera un bourbier important, sanglant et interminable dont la Russie continuera de souffrir cruellement ».

D’une intervention médiatique à l’autre, le secrétaire d’État a fait allusion à la possibilité d’une guerre permanente en Ukraine. « Je pense que nous devons être prêts, malheureusement, tragiquement, à ce que cela dure un certain temps », a-t-il déclaré à Face The Nation.

Biden a également fait allusion à des efforts visant à alimenter une insurrection à long terme dans le pays, promettant que la Russie « paiera un prix élevé qui se poursuivra sur le long terme », même si « cela prendra du temps ».

Contrairement aux guerres par procuration en Syrie et en Afghanistan, où les combattants étrangers djihadistes soutenus par l’Occident ont entrepris leur croisade dans l’espoir d’établir un califat islamique médiéval, les champions de la « guerre sainte » en Ukraine se tournent vers l’histoire plus récente du nazisme dans le pays pour leur appel aux armes.

Quelques mois avant que la Russie ne lance son opération en Ukraine, la CIA a démarré un programme visant à former des combattants du pays pour une insurrection. Entre-temps, les armes fournies par les alliés de l’OTAN ont été placées entre les mains du bataillon Azov, une ancienne organisation paramilitaire néonazie incorporée à la Garde nationale ukrainienne.

Des militaires étatsuniens et canadiens rencontrent des commandants du bataillon Azov en Ukraine en novembre 2017.

L’OTAN et la CIA façonnent une force de combat avec des auxiliaires fascistes

Les gouvernements du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni ont présidé à un programme de grande envergure visant à former et à équiper les soldats ukrainiens en vue d’une guerre totale contre la Russie. Parmi les bénéficiaires de cette formation figurent les principaux commandants du bataillon Azov.

Le ministère canadien de la Défense nationale a indiqué le 26 janvier dernier que les Forces armées canadiennes ont formé « près de 33 000 militaires et agents de sécurité ukrainiens à toute une gamme de compétences militaires tactiques et avancées ».

« Le Canada joue un rôle de premier plan dans notre réponse », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors de la conférence d’Ottawa sur la sécurité et la défense, le 9 mars, « notamment en formant des dizaines de milliers de soldats ukrainiens — dont beaucoup sont aujourd’hui sur le front ».

Le Royaume-Uni, avec l’opération Orbital, a formé 22 000 combattants ukrainiens et a envoyé d’autres formateurs dans le pays, début mars.

Les États-Unis ont également formé ouvertement les forces ukrainiennes, y compris les membres du bataillon néonazi Azov, comme le sergent Ivan Kharkiv, qui a évoqué avec une certaine émotion « l’expérience de son bataillon avec les formateurs US et les volontaires US, mentionnant même les ingénieurs et les médecins volontaires US qui les assistent encore en ce moment ».

« Notre filtrage passe au crible les violations des droits de l’homme, pas l’idéologie », a déclaré au Daily Beast un représentant de l’ambassade des États-Unis en Ukraine. « Les bataillons en question ont été intégrés comme partie intégrante de la Garde nationale ukrainienne, et donc, l’idée est qu’ils seraient éligibles pour une formation. »

Comme l’a rapporté The Grayzone, une photo publiée sur le site Internet du bataillon Azov en novembre 2017 montre un officier militaire étatsunien rencontrant un officier du bataillon néonazi. Un an avant cet échange, l’ambassade des États-Unis à Kiev a aidé à coordonner le transfert de lance-grenades propulsés par fusée à l’armée ukrainienne en 2016, dont une partie a été immédiatement envoyée à Azov.

« […] une équipe d’inspection militaire étatsunienne a visité le bataillon Azov, qui était en première ligne de la guerre civile ukrainienne, pour discuter de la logistique et du renforcement de la coopération. », a écrit Max Blumenthal de The Grayzone en 2018. « Les images de la rencontre ont montré des officiers de l’armée des États-Unis examinant des cartes avec leurs homologues ukrainiens, faisant les yeux doux et ignorant les écussons Wolfangel d’inspiration nazie qui ornaient leurs manches. »

Max Blumenthal : « Des militaires étatsuniens et canadiens rencontrent des membres en uniforme du bataillon néonazi Azov lors d’une session d’entraînement multinationale en novembre 2017 en Ukraine.
Photos provenant d’une page supprimée sur le site internet d’Azov :
web.archive.org/web/2018012014… »

Entre-temps, un ordre néonazi moins connu d’officiers ukrainiens appelé Centuria s’est vanté que ses membres avaient « participé à des exercices militaires avec la France, le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l’Allemagne et la Pologne », d’après une étude publiée par l’Institut d’études européennes, russes et eurasiennes de l’Université George Washington.

Selon cette étude, le gouvernement ukrainien et les armées occidentales, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Allemagne, ne vérifient pas si les stagiaires ukrainiens sont des extrémistes.

Un personnage lié à l’organisation Centuria a posé, depuis le centre d’entraînement américano-canadien situé dans l’ouest de l’Ukraine, avec deux membres noirs des services US, se géolocalisant au « Zimbabwe » et écrivant « 14/88 » — un code néonazi pour « Heil Hitler » et une référence au slogan suprématiste « Fourteen Words ».1

Alex Rubinstein : « Vous avez peut-être entendu parler de l’International Peacekeeping and Security Center [Centre international de sécurité et de maintien de la paix] en Ukraine depuis que la Russie l’a frappé. Auparavant, les États-Unis et le Canada l’utilisaient pour accueillir les formations des forces ukrainiennes. Voici un stagiaire, avec deux militaires US noirs, qui utilise un géotag au Zimbabwe et affiche “14/88”. »

Alors que les États-Unis et d’autres armées ont ouvertement entraîné les forces ukrainiennes, le soutien de la CIA est resté secret jusqu’à ce que Yahoo! News publie le 13 janvier un article basé sur les révélations de six anciens responsables de l’Agence.

Dorfman a divulgué que les combattants étaient transportés par avion vers une « installation gardée secrète du sud des États-Unis » pour y être entraînés par la CIA. Le programme prévoyait également que des membres de la CIA « se rendent sur le front dans l’est de l’Ukraine pour conseiller leurs homologues sur place ».

Selon le rapport de Yahoo! News, la CIA a formé des combattants pendant plusieurs semaines aux « techniques de camouflage, à la navigation terrestre, à des tactiques comme “se couvrir et se déplacer”, au renseignement et à d’autres domaines ».

Un ancien responsable de la CIA qui s’est entretenu avec le média a déclaré que « les États-Unis entraînent une insurrection » pour « tuer des Russes ».

Un ancien cadre de l’agence a déclaré au média que le programme avait permis de former des combattants ukrainiens à des « points potentiellement critiques sur lesquels les Russes pourraient porter leur attention » en cas d’invasion.

Ces « points critiques » font probablement référence aux villes situées en première ligne, comme Marioupol et Kharkiv, où le bataillon Azov maintient sa plus forte présence.

« Si les Russes vous envahissent, ces [combattants formés par la CIA] seront votre milice, vos chefs insurgés », a déclaré un ancien haut responsable du renseignement. « Cela fait maintenant huit ans que nous formons ces gars. Ce sont de très bons combattants. C’est là que le programme de l’agence pourrait avoir un impact sérieux. »

« Toutes ces choses qui nous sont arrivées en Afghanistan […] ils peuvent s’attendre à voir ça à la pelle avec ces gars-là », a déclaré un ancien responsable de la CIA au média.

Les combattants étrangers affluent en Ukraine, puis se retirent en pleine panique

Les soldats ukrainiens ne sont pas les seuls à combattre la Russie. Depuis l’appel de Zelensky aux combattants étrangers, fin février, des milliers de volontaires se seraient inscrits pour être envoyés en guerre contre la Russie.

« Tous les amis de l’Ukraine qui veulent se joindre à l’Ukraine pour défendre le pays, venez s’il vous plaît, nous vous donnerons des armes », a plaidé Zelensky.

Moins d’une semaine plus tard, le 3 mars, Zelensky a déclaré que « l’Ukraine accueille déjà des volontaires étrangers. [Les] 16 000 premiers sont déjà en route ».

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuelba, a déclaré que 20 000 personnes de 52 pays s’étaient portées volontaires le 6 mars pour aller au combat.

Pour contribuer à cette campagne, l’Ukraine a créé un nouveau bataillon appelé « Légion internationale de défense territoriale de l’Ukraine » et a mis en place un site web intitulé « Fight for Ukraine » (« Se battre pour l’Ukraine ») afin d’attirer des soldats étrangers, en répertoriant, dans 68 pays, les contacts que les candidats peuvent joindre. Un bouton situé en bas à droite de la page d’accueil invite les visiteurs à « faire un don à l’armée ukrainienne », promettant que « toutes les recettes perçues servent directement à soutenir la défense de l’Ukraine sur le front ».

Les combattants étrangers sont pris en charge dans la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, où un volontaire finlandais a déclaré qu’il « voulait juste tuer des Russes ».

Les anciens combattants des pays occidentaux, lassés des mondanités de la vie civile, affluent. Comme le disait un ancien combattant canadien présenté comme « l’un des tireurs d’élite les plus meurtriers du monde », « il y a une semaine, je programmais encore des trucs. Maintenant, je saisis des missiles antichars dans un entrepôt pour tuer des gens ».

Selon un recruteur ukrainien basé à Londres, 6 000 personnes du Royaume-Uni, dont environ la moitié sont des vétérans, se sont inscrites pour aller combattre. De l’autre côté de l’étang, un représentant de l’ambassade d’Ukraine à Washington a déclaré à la chaîne Voice of America, financée par le gouvernement US, qu’environ 3 000 personnes aux États-Unis avaient « répondu » à l’appel de Zelensky pour recruter des combattants étrangers.

L’appel aux armes de Zelensky s’est même étendu à l’Amérique latine. En Colombie, la capitale mondiale des escadrons de la mort, où des centaines de dirigeants de mouvements sociaux ont été tués par des paramilitaires au cours des deux dernières années, 50 anciens soldats auraient entamé le processus d’adhésion à la Légion de défense territoriale ukrainienne. La Colombie est un partenaire officiel de l’OTAN.

Alors que de nombreux anciens combattants ont afflué en Ukraine pour échapper à une vie ennuyeuse après le service actif, ils se retrouvent aujourd’hui confrontés à une maladie mentale bien plus existentielle : la peur face à la domination aérienne totale de l’ennemi pour la première fois de leur carrière militaire.

Le 13 mars, la Russie a pilonné une base accueillant la légion étrangère avec 30 missiles de croisière, tuant 35 combattants volontaires étrangers selon des sources occidentales et 180 selon le ministère russe de la Défense.

La base, connue sous le nom d’International Peacekeeping and Security Center (Centre international de sécurité et de maintien de la paix), a accueilli l’opération canadienne UNIFIER et le Joint Multinational Training Group (Groupe d’entraînement multinational interarmées) dirigé par les États-Unis. La base a été précédemment décrite comme le « principal centre de formation des troupes ukrainiennes, un processus dans lequel les États-Unis, le Canada et d’autres pays jouent un rôle de premier plan ».

« Jusqu’à 180 mercenaires étrangers et une grande quantité d’armes étrangères ont été détruits », selon le porte-parole de la défense russe, Igor Konashenkov.

« Des Américains, des Britanniques, des tonnes de morts britanniques. Ils ne disent rien, ils comptent nos morts comme leurs morts », a déclaré un des volontaires américains, Henry Hoeft, dans une vidéo mise en ligne. « Ils essaient de nous envoyer à Kiev sans putain d’armes, sans kit, sans plaques. Les gens qui ont la chance d’avoir des armes ne reçoivent que des chargeurs avec genre 10 putains de balles. »

Hoeft, qui a fui le pays, a déclaré que lorsqu’ils ont refusé d’être expédiés à Kiev, ils ont été menacés : soit ils partaient, soit ils se faisaient tirer dessus.

« Les gens doivent arrêter de venir ici. C’est un piège et ils ne vous laissent pas partir », a-t-il déclaré.

Alex Rubinstein : « Un volontaire américain en Ukraine décrit comment les étrangers qui ont afflué dans le pays pour combattre la Russie sont utilisés comme chair à canon et sont menacés de mort par les forces ukrainiennes s’ils refusent de se déployer pour des missions suicides. »

Sur Reddit, une plateforme de médias sociaux privilégiée par de nombreux combattants étrangers, un volontaire étatsunien a décrit une expérience éprouvante alors qu’il attendait d’être ramené à la frontière polonaise.

« Le terme de chair à canon est ce qui sortait de la bouche de beaucoup de volontaires », a écrit l’homme qui était apparemment un volontaire étranger, « la réalité d’être essentiellement des corps devant les Russes qui avancent ».

« J’avais déjà été attaqué au mortier et je pensais que c’était pas mal tordu […], mais être absolument sans défense et à découvert avec trois avions qui vous chient dessus avec des munitions aussi lourdes était un tout autre niveau d’impuissance », a déclaré le redditor.2

Dans un autre incident, Jason Haigh, un volontaire du Royaume-Uni qui a servi à deux reprises en Irak, a fui l’Ukraine après un mois environ, déclarant au Sun que « l’Irak et l’Afghanistan étaient totalement différents. Les Russes sont une armée moderne conventionnelle ».

Pendant ce temps, le vétéran canadien présenté par les tabloïds britanniques comme l’un des « tireurs d’élite les plus meurtriers du monde » a été tué lors de son premier jour sur le terrain.

Les dons de la mort

Moins d’une semaine après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les États-Unis et l’OTAN ont envoyé en urgence 17 000 armes antichars dans le pays. Un énorme 70 % des 350 millions de dollars d’aide létale approuvés par l’administration Biden le 26 février a été livré en seulement cinq jours.

Le Wall Street Journal a décrit cette intervention comme « l’un des transferts d’armes les plus importants et les plus rapides de l’histoire » et « une opération d’approvisionnement qui a peu d’équivalents dans l’histoire ».

Alors, qui reçoit ces armes, et qu’en feront-ils si le conflit s’éternise ? Cette question n’est manifestement pas dans l’esprit des responsables de l’OTAN avides d’escalade.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, le compte Twitter vérifié de l’OTAN a célébré les « femmes remarquables d’Ukraine » dans un tweet, aujourd’hui supprimé, comportant la photo d’une femme vêtue de la tête aux pieds d’un équipement militaire et portant un écusson avec le symbole nazi du « Soleil noir » bien en évidence sur son uniforme.

Le même jour, des photographies sont apparues montrant le bataillon Azov néonazi accueillant des instructeurs occidentaux et réceptionnant une cargaison de lance-grenades NLAW en provenance de « pays de l’OTAN ». Le Corps national, l’aile politique du bataillon Azov, a également publié des photos des NLAW que ses membres ont reçus, expliquant qu’ils les « maîtrisaient ». « Nous enverrons Rusny en enfer », ont-ils déclaré.

NEXTA : « Un transport de lance-grenades NLAW et d’instructeurs des pays de l’OTAN [#NATO] est arrivé à #Kharkiv. Le régiment Azov a été le premier à se familiariser avec les nouvelles armes. »

Des membres de l’ultranationaliste Secteur droit sont également apparus sur le terrain avec des lanceurs NLAW de fabrication britannique, comme on peut le voir ci-dessous.

Max Blumenthal : « Rien de tel que des néonazis de Secteur droit armés de missiles antichars NLAW fabriqués au Royaume-Uni pour parler de stabilisation. »
MilitaryLand.net : « Le Corps des volontaires ukrainiens, Secteur Droit, a envoyé plus d’unités dans le sud et l’est de l’Ukraine pour aider à stabiliser la situation.
#Ukraine #UkraineRussiaWar #RightSector »

Le 9 mars, le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a déclaré à la Chambre des communes qu’« à ce jour, nous avons livré 3 615 NLAW [aux forces ukrainiennes] et nous continuons à en livrer d’autres. Nous allons également commencer sous peu la livraison d’un petit lot de missiles antichars Javelin ».

Le Luxembourg, pays de l’OTAN, a également livré 100 systèmes NLAW à l’armée ukrainienne ces dernières semaines.

À la fin du mois de février, l’Union européenne a ouvert les vannes des livraisons d’armes à l’Ukraine en approuvant, par le biais de la bien nommée « Facilité européenne pour la paix », le financement du remboursement des pays qui envoient des armes à l’Ukraine, pour un montant de 500 millions de dollars US. Un autre montant de 55 millions est destiné à l’aide militaire non létale.

Au moins 32 pays, dont beaucoup appartiennent à l’OTAN et à l’Union européenne, sont impliqués dans ce déluge d’aide militaire létale et non létale à l’Ukraine.

En février dernier, le département d’État a annoncé l’octroi d’une aide militaire supplémentaire de 350 millions de dollars à l’Ukraine, portant « le total de l’aide sécuritaire, que les États-Unis se sont engagés à fournir à l’Ukraine au cours de l’année écoulée, à plus d’un milliard de dollars ».

Début mars, 200 millions de dollars supplémentaires ont été envoyés et, à la suite de l’appel lancé par Zelensky le 16 mars au Congrès pour obtenir davantage d’armes, Biden serait prêt à distribuer 800 millions de dollars supplémentaires d’aide militaire, incluant 800 systèmes antiaériens Stinger, 9 000 systèmes antichars, 5 000 fusils, 1 000 pistolets, 400 mitrailleuses, 400 fusils de chasse, 400 lance-grenades, 20 millions de munitions, 100 drones tactiques, 25 000 ensembles de gilets pare-balles et 25 000 casques. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Ces chiffres s’ajoutent aux 2,5 milliards de dollars d’aide militaire que les États-Unis ont livrés entre 2014 et l’été 2021, ce qui porte le total à 3,8 milliards de dollars.

« Sur le territoire de l’OTAN, nous devrions être le Pakistan »

Pressée par un journaliste de savoir si les États-Unis poussaient l’Ukraine à « se suicider » en l’armant contre une force militaire largement plus avancée dont la victoire finale est inévitable, l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a refusé de réfuter l’argument selon lequel la défaite de Kiev n’est qu’une question de temps.

« Nous avons fourni une assistance militaire, une assistance humanitaire aux Ukrainiens, leur permettant de se défendre bien plus longtemps que ne le prévoyaient les dirigeants russes », a répondu Psaki.

Prenant la tête de la campagne internationale visant à armer l’Ukraine, les États-Unis et le Royaume-Uni auraient mis en place un « International Donors Coordination Center » (« Centre international de coordination des donateurs »). Les livraisons sont stockées en Pologne, un allié de l’OTAN qui partage une frontière avec l’Ukraine.

Douglas Lute, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN et lieutenant général de l’armée US à la retraite, a fait allusion aux similitudes entre l’opération Cyclone, au cours de laquelle la CIA et les services de renseignement pakistanais ont formé les moudjahidines afghans, souvent en territoire pakistanais, en déclarant : « Sur le territoire de l’OTAN, nous devrions être le Pakistan. »

En effet, la Pologne a été décrite à plusieurs reprises comme le « pivot » des efforts de guerre de l’Occident. Un aéroport polonais situé à moins de 100 km de la frontière ukrainienne était « tellement encombré de jets de fret militaires que […] certains vols ont été brièvement détournés jusqu’à ce que de l’espace se libère sur le terrain d’aviation ».

Alors qu’une grande partie de l’effort d’armement et d’équipement a été menée ouvertement, le Wall Street Journal a rapporté que « l’opération d’approvisionnement de l’Ukraine dans de nombreux pays a été entourée par le secret ». Certains analystes suggèrent que « la plupart des pays » participant à la campagne d’armement « préfèrent ne pas partager les détails ».

Pendant que les armes continuent d’affluer sans discontinuer, un « haut responsable militaire ukrainien » a déclaré au média qu’« il n’y avait désormais aucune pénurie majeure d’équipement parmi ses troupes ». Malgré cela, Zelensky continue d’affirmer que l’aide est « insuffisante ».

Et tandis que la perspective d’une insurrection de type afghan s’estompe en Ukraine, les forces russes s’emparant de villes stratégiques et coupant les lignes d’approvisionnement de leurs adversaires, les fabricants d’armes qui financent les think tanks (groupes de réflexion) et les politiciens, de Washington jusqu’à Londres, profitent au maximum de l’occasion.

« Nous allons devoir combler nous-mêmes une partie [des livraisons d’armes à l’Ukraine] », a déclaré un lobbyiste de l’industrie de l’armement à The Hill , le 15 mars, « ce qui obligera le Pentagone à acheter davantage à certaines entreprises de défense ».

Les États de l’OTAN déversent des armes en Ukraine pour attiser la violence

Au moins 32 pays ont envoyé une aide militaire directe à l’Ukraine cette année, dont…

L’Australie : Le 1er mars, une déclaration commune du Premier ministre et du ministre de la Défense australiens a indiqué que le pays allait « fournir une aide militaire létale d’environ 50 millions de dollars US » à l’Ukraine, notamment des missiles et des munitions.

L’Autriche s’est engagée à envoyer plus de 19 millions de dollars US d’aide non létale à l’Ukraine, notamment des casques, des gilets pare-balles et 100 000 litres de carburant.

La Belgique envoie 3 000 mitrailleuses et 200 armes antichars ainsi que 3 800 tonnes de carburant.

Володимир Зеленський [Volodymyr Zelensky] : « Il était agréable d’apprendre qu’en plus des accords d’hier, la Belgique nous envoie 3 000 mitrailleuses et 200 lance-grenades antichars supplémentaires. Merci à @alexanderdecroo pour votre leadership. »

Le Canada : Un communiqué de presse du 4 février annonçant un envoi de « gilets pare-balles et de kits de transport de charge, de jumelles, de télémètres laser, de détecteurs de métaux et de lunettes de visée » du ministère de la Défense nationale souligne que « le Canada a fourni 23 millions de dollars en équipement militaire non létal à l’Ukraine » depuis 2015. Le 27 février, le Canada a plus que doublé son total historique, annonçant l’envoi de 25 millions de dollars d’équipements militaires non létaux à l’Ukraine. La ministre de la Défense Anita Anand a déclaré qu’ils expédieraient également 100 systèmes d’armes antichars Carl-Gustaf, 2 000 roquettes, 4 500 lance-roquettes M72, 7 500 grenades à main, des fusils de sniper, des carabines, des pistolets et 1,5 million de munitions.

En Croatie, le Premier ministre Andrej Plenković s’est engagé à fournir plus de 18 millions de dollars US en « armes d’infanterie et équipements de protection ».

La République tchèque a promis d’envoyer 4 000 obus d’artillerie d’une valeur d’environ 1,6 million de dollars US en janvier. Le mois suivant, le gouvernement a annoncé une aide létale supplémentaire de 8,1 millions de dollars US, comprenant 30 150 pistolets, 5 000 fusils d’assaut, 2 085 mitraillettes, 3 200 mitrailleuses, 31 fusils de sniper et des millions de cartouches. Un jour après cette annonce, la République tchèque aurait approuvé un envoi supplémentaire d’une valeur de 18,2 millions de dollars US, mais aurait refusé d’en détailler le contenu pour des « raisons de sécurité ». Toutefois, les médias tchèques ont rapporté que ce lot comprendrait 10 lanceurs antiaériens avec 160 missiles. Le Wall Street Journal rapporte en outre que la République tchèque a envoyé 10 000 grenades propulsées par fusée.

Le Danemark envoie 2 000 gilets blindés à l’Ukraine. Initialement opposé à l’envoi d’armes, le Danemark s’est engagé à faire don de 2 700 missiles antichars à l’Ukraine et à envoyer 300 FIM-92 Stinger déclassés aux États-Unis afin qu’ils soient à nouveau opérationnels et envoyés en Ukraine.

L’Estonie a envoyé , plus tard dans le mois, un lot de systèmes de missiles Javelin à la mi-février et un paquet supplémentaire « d’équipement personnel, de munitions, de missiles Javelin supplémentaires et de munitions antiaériennes ».

Oleksii Reznikov : « J’apprécie le soutien de tous les amis de 🇺🇦 en ce moment ! Nous voyons que nous ne sommes pas seuls. Aujourd’hui, nous avons reçu des Javelins de nos amis, voisins et partenaires — #Estonia ! Je suis reconnaissant à tous les Estoniens, Gouvernement & Embassade 🇪🇪 pour leur soutien à 🇺🇦 dans tous les domaines : du diplomatique au militaire-technique 🇺🇦🤝🇪🇪 »

La Finlande est revenue sur sa neutralité de longue date et a donné le « feu vert à l’Estonie pour envoyer en Ukraine des armes de campagne appartenant auparavant à la Finlande » et a annoncé qu’elle enverrait 2 000 gilets pare-balles et 2 000 casques, a rapporté Reuters. En outre, le pays fournira 2 500 fusils d’assaut, 150 000 balles et 1 500 armes antichars.

La France a reconnu qu’elle fournissait une assistance militaire à l’Ukraine, mais elle a refusé de préciser sous quelle forme afin d’éviter de « provoquer » la Russie, ce qui constitue une différence par rapport à ses alliés de l’OTAN.

L’Allemagne : Revenant sur la politique adoptée par le pays après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait l’envoi d’armes de fabrication allemande dans les zones de conflit, le chancelier Olaf Scholz a annoncé l’envoi de 1 000 armes antichars et de 500 missiles Stinger en Ukraine. Berlin a approuvé ensuite l’envoi de 2 700 missiles Strela tirés à l’épaule.

La Grèce s’est engagée à envoyer à l’Ukraine deux avions remplis d’armes, de lance-roquettes, de munitions et de kalachnikovs.

L’Islande : Sans armée, l’Islande a cherché à combler les lacunes de l’effort international pour armer l’Ukraine, en fournissant des avions de fret pour envoyer du matériel d’autres pays.

L’Irlande a accepté de fournir des gilets pare-balles et du carburant.

L’Italie a envoyé initialement 120 millions de dollars US à l’Ukraine et a approuvé une aide « non létale » supplémentaire, comme du matériel de déminage. Par la suite, le pays a envoyé 109 à 164 millions de dollars US sous forme de « mortiers, lanceurs Stinger, mitrailleuses lourdes Browning, munitions Browning, mitrailleuses légères, lanceurs antichars, tirs antichars, rations K, radios, casques et gilets ».

Le Japon a accepté d’envoyer « des gilets pare-balles et d’autres fournitures de défense » comme des tentes militaires et des casques.

La Lettonie a envoyé des systèmes de missiles antiaériens Stinger, 30 camions de casques, des fournitures médicales, des aliments secs et des munitions, ainsi que 90 avions sans pilote.

Artis Pabriks : « 🇱🇻✊🇺🇦 En ce moment, plus de 30 camions contenant des équipements individuels donnés par @Latvijas_armija sont en route pour l’#Ukraine. Casques, nourriture sèche, dispositifs médicaux et médicaments. Un important lot de munitions doit également être livré.
1/4 »

La Lituanie a envoyé également des Stingers et des munitions et a déclaré qu’elle enverrait des « gilets pare-balles, des casques » et des kalachnikovs.

Le Luxembourg a envoyé 100 armes antichars NLAW, des jeeps et des tentes militaires.

Les Pays-Bas ont envoyé 3 000 casques, 2 000 gilets pare-balles, 30 détecteurs de métaux, deux radars de surveillance des mines et cinq radars de localisation d’armes, 100 fusils de sniper et 30 000 munitions de sniper, le tout pour une valeur de 8,12 millions de dollars US. Ensuite, le pays a envoyé pour 21,7 millions de dollars de fournitures létales, dont 50 systèmes Stinger et 200 missiles, 40 armes antichars Panzefraust et 400 missiles, 171 casques, 85 gilets et 1 250 plaques de blindage.

La Macédoine du Nord a annoncé qu’elle allait envoyer des équipements militaires, non spécifiés, à l’Ukraine.

La Norvège a envoyé 1 500 gilets pare-balles, 500 casques et d’autres fournitures non létales. Comme l’Allemagne, la Norvège a ensuite décidé de revenir sur son interdiction d’exporter des armes vers les zones de guerre, annonçant le don de 2 000 armes antichars M72. Le ministre de la Défense, Odd Roger Enoksen, a déclaré qu’il ne pouvait « garantir que les armes ne tomberont pas dans de mauvaises mains ».

La Pologne a envoyé des munitions, des systèmes Javelin, des drones de surveillance, 100 mortiers LMP-2017 de 60 mm avec 1 500 cartouches, des systèmes de missiles antiaériens portables Piorun, des systèmes de reconnaissance sans pilote, 30 000 munitions pour canons ZU-23-2, des Javelins, 10 000 fusils automatiques GROT, 42 000 casques, et plus.

Le Portugal a envoyé « des gilets, des casques, des lunettes de vision nocturne, des grenades et des munitions de différents calibres, des radios portables complètes, des répéteurs analogiques et des fusils automatiques G3 ».

La Roumanie a approuvé un envoi de 3,3 millions de dollars US de « carburant, munitions, gilets pare-balles, casques » et autres « équipements militaires. »

La Slovaquie a envoyé pour 12,3 millions de dollars de munitions et de carburant, dont « 12 000 cartouches de munitions de calibre 120 millimètres, 10 millions de litres de carburant diesel et 2,4 millions de litres de carburant pour avions ». Un envoi supplémentaire de près de 5 millions de dollars US a été approuvé et comprenait « 486 missiles de défense aérienne et roquettes antichars, 100 lanceurs de défense aérienne, des munitions d’artillerie de 120 mm et du carburant ».

La Slovénie a envoyé des casques, des munitions et des fusils Kalachnikov à bord de « plusieurs » avions.

La Corée du Sud enverra des « équipements militaires » et des uniformes non spécifiés.

En Espagne, la ministre de la Défense, Margarita Robles, a déclaré que le pays enverrait « 1 370 lance-grenades antichars, 700 000 cartouches de fusils et de mitrailleuses, et des mitrailleuses légères ».

La Suède, pays autrefois neutre, a approuvé l’envoi à l’Ukraine de « 5 000 casques, 5 000 boucliers corporels et 5 000 armes antichars » et plus, comme une aide financière directe de 52,9 millions de dollars à l’armée ukrainienne. La contribution totale est évaluée à 148,4 millions de dollars US.

Le Royaume-Uni : En plus des 3 615 NLAW, le gouvernement britannique a autorisé un prêt d’une valeur de 2,25 milliards de dollars US au gouvernement ukrainien pour l’acquisition de deux dragueurs de mines, huit bateaux lance-missiles et une frégate. D’autres armes sont en cours d’envoi, mais n’ont pas été détaillées, car elles sont « opérationnellement sensibles ». Le Royaume-Uni envoie également « des gilets pare-balles, des casques et des bottes de combat ».

Les États-Unis : Le 26 février, le département d’État a annoncé une aide militaire supplémentaire de 350 millions de dollars à l’Ukraine, portant « le total de l’aide sécuritaire que les États-Unis se sont engagés à fournir à l’Ukraine au cours de l’année écoulée à plus d’un milliard de dollars ». L’envoi aurait inclus des Javelins et des Stingers. Quelques jours plus tard, le secrétaire d’État Anthony Blinken a assuré son homologue ukrainien que d’autres livraisons d’armes seraient effectuées. Après le discours de Zelensky au Congrès, Biden serait prêt à avancer 800 millions de dollars supplémentaires pour l’aide militaire à l’Ukraine. Ce paquet comprendra 800 systèmes antiaériens Stinger, 9 000 systèmes antichars, 5 000 fusils, 1 000 pistolets, 400 mitrailleuses, 400 fusils de chasse, 400 lance-grenades, 20 millions de munitions, 100 drones tactiques, 25 000 ensembles de gilets pare-balles et 25 000 casques.

Oleksii Reznikov : « 🛫🛬 Deux oiseaux ➡️ aide à la défense de la part des 🇺🇸 ➡️ 180 tonnes de munitions pour @ArmedForcesUkr ! Au total, nous avons reçu 17 oiseaux pesant près de 1 500 tonnes ! Nos amis ne dorment pas ! 🇺🇦🤝🇺🇸 @SecDef @StateDept @DeptofDefense »

  1. Les « Fourteen Words » — en français, les « Quatorze mots » — (également abrégés 14 ou 14/88) sont deux slogans séparatistes blancs de quatorze mots provenant de David Eden Lane, l’un des neuf membres fondateurs de l’ancien groupe terroriste aux États-Unis, The Order — « L’Ordre » —. Ces slogans ont servi de cri de ralliement aux nationalistes blancs militants du monde entier. (NdT)
    [Source : d’après l’article de Wikipedia, version du 6 mars 2022 à 5 h 49 (UTC)] 

  2. Utilisateur de Reddit (NdT) 

 

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