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Traduit de l’anglais par EDB () • Langue originale : anglais |
Des survivants du camp de torture de Sde Teiman et d’autres sites israéliens de détention ont décrit d’horribles agressions sexuelles et viols.
AVERTISSEMENT ! Contenu perturbant !
RÉSERVÉ À UN PUBLIC AVERTI !
Cet article contient des récits explicites de torture extrême et de violence sexuelle.
Des Palestiniens de Gaza, récemment libérés de détention, ont donné des descriptions effroyables de tortures sexuelles infligées par leurs ravisseurs israéliens.
Les victimes ont décrit des viols collectifs par des soldats, des mises à nu forcées, des enregistrements vidéo forcés, ainsi que des agressions sexuelles et des viols à l’aide d’objets et de chiens.
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme (Palestinian Center for Human Rights / PCHR), qui a recueilli ces témoignages au cours des dernières semaines, affirme que cela reflète une politique systématique dans le cadre du génocide israélien, plutôt que des incidents isolés.
Des milliers de Palestiniens sont encore détenus dans des prisons et camps auxquels les observateurs internationaux, y compris la Croix-Rouge, n’ont aucun accès.
Le PCHR avertit que les détenus palestiniens risquent la mort et les aveux forcés obtenus par la torture — d’autant plus qu’Israël fait avancer des projets visant à leur imposer la peine de mort.
Ces détenus ont été arrêtés seulement parce qu’ils étaient des résidents de la bande de Gaza, « dans le cadre d’une politique de punition collective conçue pour humilier les Palestiniens et leur infliger un maximum de souffrances psychologiques et physiques », a déclaré le PCHR.
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme a publié des témoignages effroyables et détaillés de quatre victimes, désignées par leurs initiales.
N.A., une mère de 42 ans, détenue alors qu’elle passait par un checkpoint (point de contrôle) israélien dans le nord de Gaza, a raconté avoir été victime de tortures sexuelles et de violences brutales ; elle a notamment décrit comment elle a été violée à quatre reprises par plusieurs soldats israéliens et comment elle a été régulièrement battue, électrocutée, insultée, déshabillée et filmée.
Elle se souvient avoir été emmenée environ quatre jours après son arrestation, puis attachée nue pendant trois jours, le visage contre une table métallique, tandis que des soldats israéliens la violaient à répétition, analement et vaginalement.
Elle a évoqué, entre autres : « Après qu’ils m’ont violée, j’ai été laissée seule dans la même pièce, les mains toujours menottées au lit et sans vêtements pendant de nombreuses heures. »
« Je pouvais entendre les soldats dehors parler hébreu et rire. »
Elle a déclaré au PCHR avoir entendu le déclic de l’appareil photo, et on lui a dit que ses photos allaient être publiées sur les réseaux sociaux.
A.A., un père palestinien de 35 ans détenu à l’hôpital Al-Shifa de Gaza pendant 19 mois, a décrit des tortures extrêmes, et notamment avoir été violé par un chien dressé pour ce type de violence, au camp de torture israélien de Sde Teiman.
« Un des chiens m’a violé — le chien l’a fait délibérément, sachant exactement ce qu’il faisait. »
A.A. a décrit la terreur psychologique qu’il a vécue, ainsi que les graves blessures physiques, dont une à la tête qu’un médecin a recousue sans aucune anesthésie.
T.O., un père palestinien de 41 ans détenu à l’hôpital Kamal Adwan pendant 22 mois, a été soumis à des tortures sexuelles incluant le viol avec un objet en bois et les menaces de ses ravisseurs lui disant qu’ils feraient venir sa femme sur le site pour la violer également.
« Un des soldats m’a violé en insérant violemment un bâton de bois dans mon anus. Après environ une minute, il l’a retiré puis l’a inséré à nouveau plus brutalement tandis que je hurlais. »
« Après encore une minute, il l’a retiré et m’a forcé à ouvrir la bouche, et à mettre le bâton dans ma bouche pour le lécher. »
Après l’agression, T.O. a décrit des saignements de son anus. Entravé par des liens en plastique et les yeux bandés, il a été emmené dans une autre pièce « où j’ai été détenu avec plusieurs autres prisonniers environ huit heures, pendant lesquelles les soldats revenaient régulièrement pour nous battre et nous insulter brutalement ».
M.A., un Palestinien de 18 ans, détenu près d’un point de distribution d’« aide » géré par la prétendue Fondation humanitaire de Gaza, a décrit avoir été violé à plusieurs reprises avec une bouteille et avoir été témoin d’attaques similaires contre d’autres captifs avec lui.
« Il y avait aussi un chien derrière nous, comme si le chien nous violait. Ils ont violé notre dignité et détruit nos esprits et notre espoir de vie. Je voulais poursuivre mes études ; maintenant, je suis perdu après ce qui m’est arrivé. »
Les sites d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza — organisation privée américano-israélienne, maintenant démantelée — étaient utilisés pour attirer des Palestiniens affamés, où ils étaient souvent assassinés, blessés ou portés disparus.
Ce ne sont pas les premiers témoignages de viols systématiques et de tortures sexuelles par le personnel israélien.
Des victimes palestiniennes avaient déjà fourni de nombreux récits horrifiques à des groupes de défense des droits de l’homme et aux Nations Unies, pendant le génocide.
En mai, le PCHR a publié un rapport détaillé basé sur les témoignages de 100 anciens détenus, documentant ainsi « des tortures physiques et psychologiques brutales, notamment des coups, électrocution, suspension, violences sexuelles, menottes extrêmement serrées et positions de stress forcées. »
Malgré les nombreux témoignages directs, malgré les témoins oculaires, malgré les vidéos, les crimes sexuels d’Israël contre les Palestiniens ont été largement ignorés par les médias et les gouvernements occidentaux — lesquels ont au contraire concentré leur indignation sur les accusations fabriquées par Israël de viol de masse par des Palestiniens le 7 octobre 2023.
Les mensonges d’Israël sur des Palestiniens violant des Israéliens constituent une propagande d’atrocités visant à mobiliser le soutien pour le génocide.
À ce jour, pas une seule victime israélienne d’un prétendu viol le 7 octobre — vivante ou morte — n’a été identifiée ; et il n’existe aucun témoignage oculaire crédible ni aucune preuve vidéo ou photographique corroborant des viols qui se seraient prétendument produits de manière systématique, dans une vaste zone où de nombreux enregistrements vidéo ont été réalisés.
L’un des rares cas d’une victime palestinienne ayant attiré l’attention des médias grand public (mainstream) concernait un détenu violé et grièvement blessé par un groupe de soldats israéliens au camp de détention de Sde Teiman.
L’affaire a éclaté l’année dernière après l’arrestation de plusieurs soldats pour cette agression et la diffusion à la télévision israélienne d’une vidéo fuitée montrant l’agression.
À la suite de cette diffusion en août 2024, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a déclaré avoir « documenté, ces derniers mois, un certain nombre de vidéos qui montrent de graves violations des droits des Palestiniens détenus par Israël, incluant des actes de mauvais traitements, torture, violence sexuelle et viol ».
La vidéo de Sde Teiman a provoqué l’indignation en Israël — non pas à propos de l’agression qu’elle montrait, mais pour défendre les soldats. Elle a déclenché des manifestations pour le « droit de violer » : des Israéliens ont exigé la libération des soldats, tandis que de hauts responsables ont justifié leurs actions.
Yifat Tomer-Yerushalmi — la procureure militaire israélienne qui a fait fuiter la vidéo dans une tentative infructueuse de calmer l’indignation face aux arrestations des soldats — a démissionné le mois dernier et a été arrêtée et placée en résidence surveillée.
Pendant ce temps, les soldats accusés de viol continuent d’être célébrés comme des héros.
Sources :
Source de l’illustration d’en-tête : En dehors de la boîte
Spécification par EDB
Image générée par DALL·E via Microsoft Copilot (modèle GPT-5 d’OpenAI)
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