À la rencontre des Nicaraguayens que Facebook a faussement qualifiés de bots et censurés à quelques jours des élections

À la rencontre des Nicaraguayens
que Facebook a faussement qualifiés de bots et censurés à quelques jours des élections

Par Ben Norton

Une publication The Grayzone

Ingérence Impérialisme Propagande Censure Liberté d’expression Internet Médias
Nicaragua États-Unis
Article

Traduit de l’anglais par EDB () • Langue originale : anglais


Facebook, Instagram et Twitter ont suspendu des centaines de journalistes et militants pro-sandinistes influents quelques jours avant les élections du 7 novembre au Nicaragua, affirmant à tort qu’ils étaient des trolls du gouvernement. The Grayzone les a interviewés pour révéler la vérité.

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MANAGUA, NICARAGUA — Quelques jours seulement avant les élections du 7 novembre au Nicaragua, les principales plateformes de médias sociaux ont censuré les principaux organes de presse nicaraguayens et des centaines de journalistes et de militants qui soutiennent le gouvernement de gauche sandiniste de leur pays.

La campagne de censure de la Silicon Valley, motivée par des considérations politiques, s’est apparentée à une purge massive des partisans sandinistes, une semaine avant le scrutin. Elle a fait suite aux attaques du gouvernement des États-Unis contre l’intégrité des élections au Nicaragua, et à l’insistance de Washington à refuser de reconnaître les résultats.

Dans un effort désespéré pour renverser le gouvernement démocratiquement élu du président Daniel Ortega, les États-Unis ont parrainé au Nicaragua, en 2018, une tentative de coup d’État d’une violence sadique qui a fait des centaines de morts.

Depuis l’échec du putsch, les administrations de Donald Trump et de Joe Biden ont imposé plusieurs séries de sanctions dévastatrices au Nicaragua. Le Congrès des États-Unis prévoit d’imposer de nouvelles sanctions sévères contre le Nicaragua après les élections du 7 novembre.

La répression de la Silicon Valley contre les journalistes et les militants pro-sandinistes fait partie intégrante de l’assaut politique du gouvernement des États-Unis contre le Nicaragua.

Le 31 octobre, dans le cadre d’une opération de répression à grande échelle, Facebook et Instagram — qui appartiennent tous deux au géant de la technologie Meta, récemment rebaptisé ainsi — ont suspendu 1 300 comptes basés au Nicaragua et gérés par des médias, des journalistes et des militants pro-sandinistes.

Quelques jours auparavant, Twitter avait fait de même, purgeant de nombreux journalistes et influenceurs pro-sandinistes de premier plan.

Le 1er novembre, les militants sandinistes dont les comptes ont été suspendus par Facebook et Instagram ont répondu en publiant des vidéos sur Twitter, montrant au monde entier qu’ils sont bien des personnes réelles. Mais Twitter a également suspendu leurs comptes, cherchant à effacer toute preuve démontrant que ces Nicaraguayens ne sont pas des bots1 gouvernementaux et ne font pas partie d’une opération inauthentique et coordonnée.

Le suivi de la censure par Twitter était en fait une frappe coup double contre la liberté d’expression des Nicaraguayens, dont le méfait apparent est d’exprimer des opinions politiques qui contestent les objectifs de Washington.

Les milliers de comptes censurés par Facebook, Instagram et Twitter regroupaient des centaines de milliers d’abonnés et représentaient certains des médias et organisations les plus importants et les plus influents du Nicaragua, un pays relativement petit de 6,5 millions d’habitants.

La suspension par les entreprises US de la Big Tech de tous ces comptes quelques jours seulement avant les élections pourrait avoir un impact significatif et tangible sur les résultats des élections au Nicaragua.

Les purges ont visé exclusivement les partisans du parti socialiste et anti-impérialiste, le Front sandiniste. Aucun partisan de l’opposition de droite au Nicaragua n’a été touché.

Le 1er novembre, Facebook a publié un rapport affirmant que les sandinistes censurés faisaient partie d’une « ferme à trolls gérée par le gouvernement du Nicaragua et le parti du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) » qui avait adopté un « comportement inauthentique coordonné ».

C’est manifestement faux. En réalité, ce que Facebook/Instagram ont fait, c’est de purger la plupart des partisans sandinistes les plus en vue sur les plateformes, puis d’essayer de le justifier en déclarant que ces militants sandinistes ordinaires sont en fait des bots gérés par le gouvernement.

Facebook a implicitement admis ce fait en concédant dans le rapport qu’il y avait des « comptes authentiques » purgés lors de la répression massive des médias sociaux. Mais Facebook a refusé de faire la différence entre les comptes authentiques et les prétendus comptes « inauthentiques », sans en nommer aucun et en les mettant tous dans le même panier afin de justifier l’effacement de leur existence numérique.

Facebook admet dans son rapport qu’il a supprimé des « comptes authentiques » dans sa purge des sandinistes au Nicaragua.

Contrairement aux enquêteurs de Facebook, notre reporter, Ben Norton, est basé au Nicaragua et connaît personnellement des dizaines de Nicaraguayens dont les comptes ont été censurés. Il peut confirmer qu’il s’agit bien de personnes réelles exprimant organiquement leurs opinions authentiques, et non de trolls, de bots ou de faux comptes.

Il a interrogé plus de deux douzaines de militants sandinistes dont les comptes personnels ont été suspendus, et a publié les vidéos de certains d’entre eux ci-dessous, afin de prouver que les affirmations de Facebook sont catégoriquement fausses.

L’équipe de sécurité de Facebook est dirigée par d’anciens hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis

Le rapport de Facebook décrivant faussement les activistes sandinistes normaux comme des trolls du gouvernement a été co-écrit par Ben Nimmo, le chef de l’« équipe de renseignement sur les menaces » de Meta.

The Grayzone a révélé que Nimmo était un ancien attaché de presse de l’alliance militaire de l’OTAN dirigée par les États-Unis et un consultant rémunéré pour une véritable ferme à trolls secrète : l’Integrity Initiative, créée en secret par des officiers de l’armée britannique pour mener des opérations d’influence anti-russes par le biais des médias occidentaux.

Nimmo a été responsable des enquêtes chez Graphika, une autre initiative de guerre de l’information mise en place grâce à des fonds de l’Institut Minerva du département de la Défense des États-Unis, et qui fonctionne avec le soutien de l’agence top secrète du Pentagone, la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency2).

Le site web de Graphika montre le soutien du Pentagone et de la DARPA.

Nimmo, qui est également un chercheur haut placé à l’Atlantic Council, financé par l’Occident, s’est immiscé dans les élections britanniques de 2020 en diffamant le leader du parti travailliste de gauche, Jeremy Corbyn, comme étant le vecteur d’une supposée opération de mesures actives russes.

Le dernier pseudo-scandale orchestré par Nimmo met en évidence le rôle de Facebook en tant qu’arme de dénonciation impériale dont l’équipe de sécurité a été essentiellement sous-traitée au gouvernement des États-Unis.

Le responsable de la politique de sécurité chez Facebook, Nathaniel Gleicher, a fait la promotion du rapport de Nimmo, reprenant ses fausses affirmations.

Avant de rejoindre Facebook, Gleicher était directeur de la politique de cybersécurité au Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche. Il a également travaillé au département de la Justice des États-Unis.

Gleicher a précisé que lorsque Facebook a accusé le Nicaragua de gérer une supposée « ferme à trolls », cela « signifie que l’opération s’appuie sur de faux comptes pour manipuler et tromper son public ».

Selon cette définition, le rapport de Facebook est complètement faux. La plupart des comptes suspendus étaient gérés par des Nicaraguayens ordinaires. The Grayzone les a interviewés et a publié les vidéos ci-dessous.

Le « directeur de la perturbation des menaces » de Facebook, David Agranovich, a également partagé le rapport mensonger de Nimmo.

Comme Gleicher, Agranovich a travaillé pour le gouvernement des États-Unis avant de rejoindre Facebook, en tant que directeur du renseignement pour le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Ces deux vétérans du Conseil de sécurité nationale des États-Unis ont activement promu la purge coordonnée par Facebook des Nicaraguayens pro-sandinistes.

The Grayzone a contacté Facebook pour obtenir une réaction. La responsable des communications de sécurité, Margarita Z. Franklin, a répondu sans aucun commentaire, se contentant de renvoyer au rapport de Nimmo.

Lorsque The Grayzone a demandé à Margarita Z. Franklin si Facebook avait suspendu de nombreux Nicaraguayens qui soutiennent leur gouvernement, mais ne sont pas des bots, elle n’a pas répondu.

À la rencontre des Nicaraguayens censurés par Facebook, Instagram et Twitter

The Grayzone a parlé avec plus de deux douzaines de militants sandinistes bien réels et vivants, que notre reporter connaît et a rencontrés en personne, et qui ont été purgés dans le cadre de la répression par les médias sociaux.

Beaucoup ont dit que c’était la deuxième ou troisième fois que leurs comptes étaient censurés. Plusieurs ont vu leurs comptes Facebook et Twitter supprimés lors de la violente tentative de coup d’État de droite soutenue par les États-Unis en 2018.

De multiples militants ont dit craindre que Washington ne parraine une autre tentative de coup d’État ou des opérations de déstabilisation après les élections du 7 novembre au Nicaragua ; et parce qu’ils ont été interdits sur les médias sociaux, les partisans sandinistes ne pourront pas informer le monde extérieur de ce qui se passe réellement dans leur pays.

Ligia Sevilla

Ligia Sevilla, une influenceuse sandiniste qui avait plus de 5 500 followers sur son compte Instagram personnel, suspendu en même temps que son profil Facebook, a proclamé : « Je ne suis pas un bot ; je ne suis pas un troll. Et mes comptes de médias sociaux ont été censurés. Peut-être que Facebook ne nous permet pas d’être des sandinistes ? »

Après que Sevilla a partagé cette vidéo pour certifier son authenticité, Twitter a également suspendu son compte, ce qui le signe d’une campagne de censure coordonnée sur les médias sociaux et visant les sandinistes.

Franklin Ruiz

Le militant sandiniste Franklin Ruiz, dont la page Facebook personnelle a été suspendue, a également publié un message vidéo : « Je veux vous dire que nous sommes des êtres humains, nous sommes des personnes qui, sur Facebook, défendent leur révolution, défendent leur pays. Nous ne sommes pas des bots, comme le dit Facebook, ni des trolls programmés. »

Après que Ruiz a partagé cette vidéo sur Twitter, la plateforme l’a également purgé.

Hayler Gaitán

Hayler Gaitán, un autre militant sandiniste censuré par Facebook, a publié une vidéo expliquant : « Je suis un jeune communicateur. Je ne suis pas un troll, comme le dit Facebook, ni un bot. »

« Je suis un jeune communicateur qui partage des informations sur les bonnes avancées du Nicaragua », a-t-il poursuivi. « Nous bénéficions de soins de santé gratuits, d’une éducation gratuite, et d’autres programmes qui profitent au peuple nicaraguayen, et que nous avons construits tout au long de notre histoire. Et ils ont voulu nous enlever tout cela, mais ils n’y parviendront jamais. »

Après que Gaitán a publié cette vidéo sur Twitter, celui-ci a également suspendu son compte.

Darling Huete

Darling Huete est une journaliste nicaraguayenne dont le compte Facebook personnel a également été censuré.

« Je suis ici pour vous dire que Facebook a censuré mon compte, selon lui parce que mon compte est un compte de troll ou un faux compte, quelque chose qui n’est pas vrai. Mon compte est actif depuis plus de sept ans », a-t-elle déclaré dans une vidéo qu’elle a publiée sur Twitter.

« Il s’agit clairement d’une censure politique, car je soutiens le gouvernement du Nicaragua, et ils ont donc décidé que mon opinion, ou ma façon de penser, n’est pas appropriée selon les politiques absurdes de Facebook », a déploré Huete.

Après que Huete a partagé cette vidéo, Twitter a également supprimé son compte.

Huete a déclaré à The Grayzone que c’était la deuxième fois que ses comptes Facebook et Twitter étaient suspendus. La première fois, c’était lors de la violente tentative de coup d’État de droite soutenue par les États-Unis, au Nicaragua en 2018.

Daniela Cienfuegos

Daniela Cienfuegos, une militante de la Red de Jóvenes Comunicadores (Réseau des jeunes communicateurs) pro-sandiniste, a publié une vidéo sur Twitter dans laquelle elle déclare : « Je voulais vous dire que, non, nous ne sommes pas des trolls. Nous sommes des personnes qui se consacrent à la communication depuis les tranchées, pour informer le peuple nicaraguayen, et sur la scène internationale. »

Après la publication de ces propos par Cienfuegos, Twitter a également supprimé son compte.

Facebook, Instagram, Twitter censurent les plus importants journalistes et médias nicaraguayens pro-sandinistes

Les personnes ci-dessus ne sont qu’un petit échantillon des Nicaraguayens qui ont été faussement qualifiés par Facebook de « trolls gérés par le gouvernement » et effacés des médias sociaux.

Mais ce ne sont pas seulement des Nicaraguayens avec des comptes individuels qui ont été censurés. D’importants médias nicaraguayens offrant un point de vue pro-sandiniste ont également été retirés.

Dans la nuit du 31 octobre, Facebook a supprimé 140 pages et 24 groupes, dont 100 % étaient pro-sandinistes. Parmi eux figurent :

Exactement au même moment que la purge de Facebook, sa plateforme sœur Instagram a supprimé un grand nombre de ces mêmes pages :

  • Barricada, qui avait plus de 9 500 followers,
  • Redvolución, qui avait plus de 22 700 followers,
  • Red de Jóvenes Comunicadores, qui compte plus de 12 600 adeptes,
  • et, une fois encore, les pages personnelles de dizaines de journalistes, militants et influenceurs nicaraguayens.

Instagram a également suspendu le compte de l’organisation de mode Nicaragua Diseña, très populaire au Nicaragua, qui comptait plus de 42 700 followers.

Contrairement aux autres comptes purgés, Nicaragua Diseña n’est vraiment pas une organisation politique. Elle est dirigée par Camila Ortega, une fille du président, mais Nicaragua Diseña fait tout son possible pour éviter la politique, en essayant de rassembler les partisans de l’opposition et les sandinistes dans des événements culturels apolitiques.

Quelques jours seulement avant la purge coordonnée Facebook-Instagram, Twitter a également supprimé les comptes des journalistes et influenceurs pro-sandinistes les plus en vue sur la plateforme.

Le 28 octobre, Twitter a suspendu les comptes des militants des médias @ElCuervoNica, @FloryCantoX, @TPU19J, @Jay_Clandestino, et de nombreux autres. Ensemble, ces communicateurs pro-sandinistes comptaient des dizaines de milliers de followers.

Beaucoup d’entre eux, comme @CuervoNica et @FloryCantoR, avaient déjà été censurés auparavant. C’était le deuxième ou le troisième compte qu’ils avaient créé, pour être ensuite censurés en raison de leurs opinions politiques.

La censure de la Silicon Valley par rapport au Nicaragua va toujours dans une seule direction : ce sont les partisans de gauche, anti-impérialistes, du gouvernement sandiniste qui sont censurés, tandis que les militants de l’opposition de droite, dont beaucoup sont financés par le gouvernement des États-Unis, sont vérifiés et promus par les monopoles des médias sociaux.

De nombreux journalistes nicaraguayens dont les comptes individuels sur les médias sociaux ont été suspendus ont déclaré à The Grayzone qu’ils étaient boulversés et en colère, car ils avaient passé d’innombrables heures de travail pendant des années à construire leurs pages, à faire du journalisme et à partager des informations. Facebook, Instagram et Twitter ont supprimé tout ce travail en quelques secondes.

Certains ont dit craindre que cette censure ne leur porte également préjudice sur le plan financier, car leurs comptes de médias sociaux étaient pour eux une source de revenus.

En plus de porter clairement atteinte à leurs droits à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, la dernière vague de censure de la Silicon Valley a causé des dommages économiques concrets aux Nicaraguayens de la classe ouvrière qui s’étaient appuyés sur Facebook et Instagram pour gérer leurs petites entreprises. Plusieurs des personnes concernées ont confié à The Grayzone qu’elles sont désormais privées des pages Facebook et Instagram qu’elles utilisaient pour vendre des produits tels que de la nourriture, des vêtements ou des bijoux faits maison.

Cette censure de la Silicon Valley n’entrave donc pas seulement considérablement la capacité de ces Nicaraguayens de la classe ouvrière à faire leur travail de journaliste, étant donné que les médias sociaux font partie intégrante du journalisme contemporain, mais elle les a également privés de sources de revenus supplémentaires sur lesquelles ils comptaient pour faire vivre leur famille.

Compte tenu des allégations hyperboliques du gouvernement des États-Unis à propos d’une ingérence de la Russie dans son élection présidentielle de 2016, la purge des médias sociaux qu’il a inspirée au Nicaragua est teintée d’ironie. Après des années d’enquêtes, et des milliards de dollars dépensés, la seule preuve ostensible que Washington a trouvée de cette ingérence est constituée de quelques publications Facebook, notamment des mèmes humoristiques absurdes.

Si ces prétendus mèmes russes sur Facebook constituent une attaque de type Pearl Harbor contre la démocratie nord-américaine, comme l’ont affirmé de hauts responsables du gouvernement des États-Unis, alors qu’est-ce que cela signifie pour Facebook, Instagram et Twitter de censurer des médias, des journalistes et des militants pro-sandinistes très influents quelques jours seulement avant les élections au Nicaragua ?

En plus de s’ingérer dans des élections étrangères, les monopoles nord-américains des médias sociaux ont systématiquement, et de manière répétée, censuré des journalistes, des politiciens et des activistes dans de nombreux pays ciblés par Washington pour un changement de régime, comme le Venezuela, l’Iran, la Syrie, la Russie et la Chine. À de nombreuses reprises, ces entreprises de la Silicon Valley ont admis que ces purges avaient été effectuées à la demande du gouvernement des États-Unis.

The Grayzone a documenté les nombreuses façons dont ces géants de la Big Tech collaborent avec les gouvernements occidentaux, tout en favorisant les médias d’État US et en réduisant au silence les habitants des pays que Washington considère comme ses adversaires.

Pour leur part, les Nicaraguayens censurés par Facebook et Twitter ont juré de poursuivre leur travail.

Redvolución a écrit qu’elle continuerait à se battre dans les « tranchées numériques » pour « défendre la révolution ».

Quenri Madrigal, un éminent militant sandiniste et influenceur de médias sociaux, a commenté : « Nous avons déjà été témoins des formes de censure en ligne visant d’autres pays, comme Cuba, le Venezuela, la Russie et l’Iran. Il y a une tyrannie des sociétés transnationales de technologie et de médias sociaux. Ce sont des instruments qui n’appartiennent pas aux peuples. »


  1. « bot », abréviation de « robot » dans le jargon informatique (NdT) 

  2. Agence pour les projets de recherche avancée de la Défense (NdT) 

 

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