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En dehors de la boîte

Sortir de l’univers du discours clos !

Auteur : Bruno Guigue
 

À la veille de la commémoration de la victoire de 1945, rappelons que le discours qui nie l’intégrité territoriale de la Chine puise ses origines dans l’expansionnisme nippon.

S’il est vrai que la narration historique est souvent tributaire des préjugés de ceux qui la font, la façon dont on relate la Seconde Guerre mondiale n’échappe pas à la règle. L’historiographie occidentale se caractérise en effet par une chronologie contestable des événements, un décompte très partiel des victimes et une évaluation partiale de la contribution des nations combattantes à la victoire finale sur les puissances de l’Axe. Naturellement, cette remarque s’applique au courant dominant de la recherche historique, et non aux efforts des chercheurs, moins nombreux il est vrai, qui en ont précisément révélé les lacunes. Mais c’est un fait : la doxa occidentale a jeté un écran de fumée, depuis des décennies, sur la réalité d’un conflit dont le déroulement effectif a peu en commun avec le récit accrédité dans les « démocraties ».

À l’occasion de la célébration de ses 90 ans, le dirigeant séparatiste en exil vient de jeter un pavé dans la mare. Évoquant sa succession, le Dalaï-Lama a affirmé que seule l’organisation dont il est le chef de file est « habilitée à reconnaître la future réincarnation » et que « personne d’autre n’a le pouvoir d’interférer dans cette affaire ». Autrement dit, la personnalité qui prétend exercer la direction du bouddhisme tibétain depuis l’étranger veut garder la main sur la désignation de son héritier. Mais cette prétention est-elle fondée ? De quelle légitimité peut-il se prévaloir, aussi bien du point de vue de la législation chinoise et du droit international que de la tradition ancestrale qui régit depuis des siècles la succession des titulaires de cette fonction sacerdotale ?

Trump veut réduire les déficits américains et rétablir la grandeur des États-Unis en réindustrialisant le pays. MAGA1 !

On le comprend : le déficit commercial américain s’élève en 2024 à 920 milliards, soit 17 % de plus qu’en 2023.

En augmentant les taxes à l’importation, Trump cherche à atteindre trois objectifs : réduire le déficit commercial, favoriser le retour des industries sur le sol américain, et augmenter les ressources de l’État fédéral afin de diminuer les impôts.

Sur le papier, cette démarche n’est pas illogique. Le principal problème, c’est qu’elle est irréaliste.

Trump incarne la tentative désespérée de supprimer cette montagne de dettes sur laquelle est bâtie la prospérité momentanée des États-Unis. Mais la méthode retenue semble accentuer les contradictions au lieu de contribuer à les résoudre.

Car elle repose sur plusieurs erreurs d’analyse, relevées par d’innombrables commentateurs dont je m’inspire pour écrire cette petite synthèse.

Par Bruno Guigue
Une publication En dehors de la boîte

La philosophie politique est la démarche de la raison qui ne se satisfait pas de l’ordre établi et entreprend d’en interroger la légitimité. Mais elle n’est jamais le fait d’un individu isolé qui s’adonnerait à la spéculation abstraite. Toute théorie étant l’expression d’une pratique théorique, elle...

Avec le soutien massif d’un pays membre de l’OTAN, la Turquie d’Erdogan, qui rêve depuis longtemps d’annexer le nord de la Syrie, les mercenaires takfiristes ont pris le pouvoir à Damas, et l’État syrien s’est effondré comme un château de cartes. On s’étonne de cette soudaineté. Mais une économie en...

Par Bruno Guigue
Une publication En dehors de la boîte

S’interroger sur les rapports entre le marxisme et le Parti communiste chinois, c’est s’engager dans un dédale vertigineux. Non seulement les questions jaillissent de toutes parts, mais on se heurte assez vite à un problème de méthode : faut-il évaluer le « socialisme chinois de la nouvelle ère » au regard du « socialisme de Marx » ? Qui plus est, ce problème de méthode — qu’il faudra traiter comme tel — recouvre un véritable problème de fond : le socialisme étant selon Marx une phase transitoire (le « premier stade du communisme ») entre la société capitaliste et la société communiste, à partir de quel moment peut-on dire que l’élément communiste l’emporte sur l’élément capitaliste ? Et comment peut-on déterminer ce point de bascule — à supposer qu’il soit possible et légitime de le faire — dans la trajectoire passée, présente et future (à titre d’hypothèse) du socialisme chinois ? Autrement dit, le socialisme au stade primaire dont se prévaut aujourd’hui le Parti communiste chinois a-t-il quelque chose à voir avec le socialisme tel que Marx le concevait ? Que laisse-t-il augurer quant à la poursuite de la transition socialiste en Chine ? Ce qui revient aussi à demander : puisque le PCC se réclame du marxisme, dans quelle mesure la théorie et la pratique des communistes chinois (de Mao à nos jours) sont-elles marxistes ?

On aura beau tenter d’occulter cette évidence, elle saute aux yeux : la Chine a accompli en soixante-quinze ans ce qu’aucun pays n’a réussi à faire en deux siècles. Elle a imaginé des solutions inédites, multiplié les succès comme les échecs. Aujourd’hui, cette odyssée continue, charriant à nouveau...

Par Bruno Guigue
Une publication Investig’Action

Une semaine après le second tour des législatives, la situation politique hexagonale coince à tous les étages. D’un côté, pas de gouvernement, pas de Premier ministre, un Nouveau Front populaire (NFP) victorieux en nombre de sièges, mais qui s’écharpe sur le leadership gouvernemental. De l’autre, le président Macron, serial looser démonétisé, qui tente de bricoler un hypothétique exécutif à sa botte… Pour y voir clair : entretien avec Bruno Guigue, analyste politique et auteur d’une dizaine d’ouvrages liés aux enjeux de politique internationale.

Dans les années 1980, le rythme des réformes économiques s’accélère. Le retour à l’exploitation agricole familiale et la restructuration de l’industrie sont menés de front afin de transformer l’économie en profondeur. Tout en modernisant méthodiquement l’appareil productif, l’équipe dirigeante débat...

 
 
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