XXXII : principe de l’association dégradante

L’Art d’avoir toujours raison

Par Arthur Schopenhauer




XXXII : principe de l’association dégradante

Lorsque l’on est confronté à une assertion de l’adversaire, il y a une façon de l’écarter rapidement, ou du moins de jeter l’opprobre dessus en la plaçant dans une catégorie péjorative, même si l’association n’est qu’apparente ou très ténue. Par exemple que c’est du manichéisme, ou de l’arianisme, du pélagianisme, de l’idéalisme, du spinosisme, du panthéisme, du brownianisme, du naturalisme, de l’athéisme, du rationalisme, du spiritualisme, du mysticisme, etc. Nous acceptons du coup deux choses :

  1. que l’assertion en question est apparentée ou contenue dans la catégorie citée : « Oh, j’ai déjà entendu ça ! » ;
  2. que le système auquel on se réfère a déjà été complètement réfuté et ne contient pas un seul mot de vrai.

 XXXI : je ne comprends rien de ce que vous me dites

XXXIII : en théorie oui, en pratique non